10 conseils fondamentaux (peu connus) // Intestin irritable

 

L’historique de mon évolution

Si vous tombez par hasard sur cet article (sans connaitre mon histoire) : sachez que j’ai publié plusieurs ressources concernant le SII :
• «L’éclat d’une Fée» // septembre 2015
• Un dossier pour ceux ayant le SII // décembre 2015
• «Pourquoi je ne suis plus végétarienne (après 5 ans)» // janvier 2017
• Mon livre publié chez Hachette // février 2017
L’évolution et état de mon système digestif // février 2018
Renouer avec l’impossible // septembre 2018
5 erreurs très répandues // décembre 2018

 

Tous mes articles témoignant mon évolution quant au SII sont disponibles : ICI }

 

«Prendre soin de son corps, c’est donner envie à son âme d’y rester»

 


 

Rappel

L’amélioration de l’état physique et psychique lorsque l’on est atteint du SII est extrêmement variable d’une personne à l’autre en fonction de trois paramètres :
♦ L’état inflammatoire de notre système digestif : plus l’inflammation est importante / étendue, plus long sera le temps pour retrouver un équilibre. Il est possible de sentir une amélioration sur le court terme (qui se concrétisera avec un espacement des maux et/ou diminution d’intensité), mais la courbe se fait véritablement sur le long terme.
♦ Cela dépend également de nos habitudes alimentaires actuelles : si l’on a des habitudes peu saines (industrielles) et/ou notre alimentation contient beaucoup d’aliments contenant des FODMAPs, une amélioration rapide pourra être ressentie aisément avec quelques changements. Chez certaines personnes que j’ai suivies, j’ai ainsi pu voir une très nette amélioration (voir disparition des maux) en un ou deux mois.
♦ L’état émotionnel / psychologique + travail sur soi : si l’on compte parmi les sphères composant notre vie, des éléments qui entretiennent un trouble émotionnel récurrent (travail, parent malade, mésentente dans le couple, solitude subie, dépression, etc.), nous aurons besoin de faire un travail sur soi (seul(e) ou accompagné(e) de thérapeute : psychologue, sophrologue, etc.).
Cela peut 
concerner des éléments de notre vie dont nous avons conscience… comme d’autres éléments enfouis dans notre inconscient (le SII peut, dans ce cas, être considéré comme un outil de communication que notre corps utilise pour nous communiquer un blocage / nœud émotionnel). Au cours de mes accompagnements, j’ai même vu trois cas où le transgénérationnel était impliqué (voici un livre sur le sujet du transgénérationnel).

 


 

10 conseils fondamentaux
lorsqu’on est concerné(e) par le SII

Alimentation

1/ Le B.A.BA : pauvre en FODMAPs

Les personnes atteintes du SII devraient adopter une alimentation pauvre en FODMAPs : ce terme désigne un acronyme listant des substances très spécifiques que l’on retrouve dans certains aliments.
(Fodmap = Fermentable by colonic bacteria Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols, traduisibles par «oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides & polyols fermentescibles par la flore intestinale».)
Si les glucides sont importants pour notre santé (ils sont notre principale source d’énergie, dont notre cerveau est un grand consommateur, suivi de nos muscles & toutes nos cellules), chez les personnes atteintes du SII, les FODMAPs ne peuvent les digérer et traiter (ou de façon incomplète). Ils passent alors dans le côlon où ils attirent de l’eau : le tout se distend & fermente sous l’action des bactéries intestinalesprovoquant gaz (évacués), ballonnements (gardés), pouvant entrainer des douleurs.

➽ Un grand nombre de listes sont disponibles sur internet et dans certains ouvrages.
Vous pouvez notamment en trouver une sur mon article-dossier ici, ainsi que dans mon ouvrage, et dans cet autre ouvrage.

 

2/ Protéines ASSIMILÉES

Une consommation en protéines est indispensable, vitale pour toutes personnes (concernées par le SII ou non) : elles jouent un rôle fondamental pour notre reconstruction cellulaire, le maintien de nos systèmes musculaires et osseux, nos systèmes hormonal et immunitaire, et influent également sur le bon fonctionnement de notre intestin (notamment la B12).
Cependant, chez les personnes concernées par le SII, une consommation de protéines régulière et en quantité suffisante n’est pas forcément suffisante… en effet, vu la capacité d’assimilation plus ou moins amoindrie chez ces personnes, il est d’autant plus important de veiller à la bonne digestion et assimilation des protéines.

Pour rappel, voici les aliments contenant des protéines, et pouvant être considérées comme une source de protéines.
Pour chacune est précisée son potentiel d’assimilation pour les personnes concernées par le SII :
♦ les légumineuses contiennent toutes des FODMAPs (peu assimilables),
♦ le soja et ses produits dérivés sont plus ou moins bien tolérés selon les personnes (plus ou moins assimilables selon notre sensibilité),
♦ les œufs (idem que le soja),
♦ les fromages (idem que le soja et les œufs). Les fromages affinés sont les mieux tolérés, car ils contiennent moins de FODMAPs que les fromages frais,
♦ seules les viandes blanches (et rouges), ainsi que les produits de la mer sont les sources de protéines les mieux assimilables pour les personnes concernées par le SII.

En fonction de notre sensibilité digestive, de nos choix de consommation, on essaiera de trouver le meilleur équilibre possible.

 

3/ Acides gras

L’impact d’une consommation régulière et en quantité suffisante de certains acides gras est souvent ignoré ou sous-estimé. Deux spécifiques acides gras présents dans deux matières grasses sont particulièrement précieux lorsqu’on est concerné par le SII :
♦ Les oméga 3 sont des acides gras aux propriétés anti-inflammatoires, et sont importants en cas de troubles nerveux. Ces deux propriétés sont, bien évidemment indispensables en cas de sites inflammatoires le long de notre système digestif, et pour soutenir, réguler, aider notre système nerveux (souvent trop réactif / sensible en cas de SII).
Lhuile de chanvre est sans doute la plus adaptée : son rapport omégas 3/6 est idéal, et sa quantité en acides gras essentiels en fait une source suffisante pour subvenir à nos AJR (Apports Journaliers Recommandés) en cas de consommation quotidienne.
♦ L’acide butyrique, contenu dans le ghee, participe à rééquilibrer la muqueuse intestinale : une propriété particulièrement intéressante pour les petits ventres sensibles ayant des inflammations de l’intestin tels que le SII, la rectocolite, la maladie de Crohn ou pour les personnes ayant une porosité intestinale.
Il fortifie également les tissus de la paroi de l’intestin si on veille à le consommer régulièrement et sur le long terme.

➽ Une consommation quotidienne (et sur le long terme) en huile de chanvre (1 à 2 cas / jour), ainsi que de ghee (1 cac / jour) serait bénéfique.

 

4/ Boire

La nature de ce que l’on boit, et la température à laquelle on boit nos fluides influent grandement en cas d’hypersensibilité intestinale. Autant que possible, il faut éviter l’alcool (tous), le café, le thé noir, le thé vert (pour certaines personnes très réactives).

➽ Idéalement, chaque jour, il serait intéressant de privilégier :
♦ Un verre d’eau chaude ou légèrement tiédie au réveil.
Durant la journée, si possible, il vaut mieux boire de l’eau tiédie (35-40°C) que de l’eau à température ambiante. Il faut absolument éviter l’eau froide (même en été, et ceux pour tout le monde).
♦ Une à trois fois par jour, espacées des repas (une à deux heures après), une consommation de tisanes ou décoctions adaptées est particulièrement intéressant, surtout si on les choisit en fonction de leurs propriétés (chimiques et/ou Ayurvédiques).

 

Compléments

5/ Glutamine

Si certains compléments alimentaires / superaliments peuvent être bénéfiques pour certaines personnes, ces mêmes compléments peuvent être préjudiciables pour d’autres. Un seul complément alimentaire correspond à tous les profils, et serait bénéfique pour toutes les personnes atteintes du SII : il s’agit de la glutamine.
Plus l’état inflammatoire est élevé, plus longue devra être la cure. Sur le marché, il existe plusieurs marques proposant la glutamine : on en trouve en gélules ou en poudre.
La glutamine agit sur la paroi de l’intestin (à ne pas confondre avec la flore intestinale qui regroupe les bactéries dans notre intestin), et a deux actions sur notre muqueuse intestinale : une action «pansement» calmant l’inflammation, et une action aidant à la cicatrisation des tissus endommagés tout le long de la paroi de notre intestin.
En revanche, on veillera à ne pas la consommer indéfiniment, car des études ont montré une corrélation entre sa consommation et la stimulation d’une croissance cellulaire, donc potentiellement, si on la prend sur le long terme et/ou si nous en prenons alors que nous n’en avons pas besoin, cela peut accentuer la formation de processus cancéreux qui se seraient formés indépendamment de la prise de glutamine.

➽ Une dose minimale quotidienne de 5g est nécessaire pour être effective. On veillera à mélanger la dose de glutamine dans une grande quantité d’eau (une bouteille d’eau que l’on boira tout au long de la journée ou un grand verre d’eau légèrement tiédie de 300-400 ml).

 

6/ Compléments alimentaires adaptés

Nous l’avons vu : il existe autant de manières dont le SII s’exprime (intensité, sites du tube digestifs atteints, rapidité du transit, etc.) qu’il existe de personnes concernées par ce syndrome. Aussi, le choix de compléments alimentaires / superaliments peut être un réel soutien pour :
agir sur l’inflammation de la paroi intestinale : désinflammer + cicatrisation,
soutenir et aider notre système digestif dont l’activité est fortement diminuée par le SII,
agir et rééquilibrer la flore intestinale.

➽ La priorité lorsqu’on est concerné par le SII est de «désinflammer le terrain». Une fois cette étape atteinte, il est alors intéressant d’intégrer des compléments alimentaires / superaliments adaptés : triphala, pepsine, spiruline, chlorella, charbon végétal, argile, propolis, glutamine, magnésium, etc.
Un choix de probiotiques sans FODMAPs (voir ma précédente vidéo à ce sujet) peut être bénéfique pour un grand nombre.

 

Technique manuelle

7/ Ostéopathie

Les techniques manuelles et/ou réflexes regroupent les techniques qui, par l’action du toucher, agissent sur d’autres sphères physiques (organes, systèmes, fascia, viscères) et/ou le système nerveux (détente).
Il existe plusieurs approches en ostéopathie, dont deux principales : structurelle et fonctionnelle (plus de détails ici).

➽ Lorsque l’on est atteint du SII, et tout particulièrement si sa manifestation se fait de manière douloureuse / fréquente, un suivi régulier (mensuel ou trimestriel) en ostéopathie fonctionnelle est réellement précieux.

 

8/ Posture

La posture que l’on adopte lorsque l’on est assis et debout peut accentuer des troubles digestifs ou ralentir une progression ponctuelle (après un repas peu adapté ou pendant un moment où nos émotions peuvent être exacerbées).

➽ J’ai conscience que ce fait peut être difficile à concevoir, et c’est pourtant une habitude à (re)voir, à vérifier avec notre ostéopathe (si besoin) : une posture convenablement alignée, une respiration consciente et ventrale, impacteront de manière positive une hypersensibilité digestive. Cela ne sera pas suffisant pour enrayer des pics inflammatoires, bien sûr, mais influera sur le long terme, en parallèle des autres habitudes plus adaptées (listées dans cet article / vidéo).

 

Psychologie / émotionnel

9/ Seul(e)

En fonction de notre propre cheminement, de notre passé, de notre niveau de (pleine) conscience présent, on peut continuer à cheminer seul(e) ou accompagné(e) (voir point suivant).

➽ En découvrant, et intégrant peu à peu la pleine conscience (qui nous apprend à vivre plus sereinement au quotidien en modifiant notre perception) et/ou la méditation (on s’arrête, et l’on médite : de nombreuses applications francophones ou anglophones existent).
Personnellement, ce sont ces livres qui ont changé ma vie, et particulièrement celui-ci.

 

10/ Accompagné(e) d’un thérapeute orienté sphère psy

Je pense que l’on gagnerait tous à réaliser un travail sur soi-même (que l’on en ressente le besoin ou non, que l’on soit concerné par le SII ou non !), accompagné d’un thérapeute orienté sphère psychologique : psychologue TCC, psychanalyse, sophrologie, etc.
C’est si enrichissant d’être encadré, accompagné, écouté, orienté, soulagé, accueilli. On prend conscience de certains schémas qui nous desservent, on peut apporter de la lumière sur des éléments de notre passé, familial, amoureux, d’image de soi, de blessures non résolues, etc.
Assurément, le travail que j’ai fait sur moi-même m’a énormément apportée.

➽ Si l’on est atteint du SII, il y a de fortes chances qu’un travail sur le long terme (plusieurs mois à plusieurs années) puisse grandement nous aider. Rappelons qu’un soulagement sur le long terme du SII ne peut être atteint qu’une fois la sphère émotionnelle / psychologique a pu être délestée de schémas répétitifs et/ou présents qui nous impactent, consciemment ou non :
♦ Un psychologue TCC,
♦ Un sophrologue,
♦ Un thérapeute formé à l’EMDR si on a vécu un ou plusieurs chocs traumatiques.
Trouver un thérapeute avec qui on se sent à l’aise, et dont la manière de travailler nous satisfait peut s’avérer long. Personnellement, ce n’est qu’après avoir rencontré quatre psychologues que j’ai trouvé celui qui a pu m’aider (en 2006 – j’habitais donc en Picardie, je n’en connais pas à Paris).

 


 

Les liens utiles pour aller voir plus loin

♦ Le ghee : ses propriétés et bienfaits + comment le réaliser ;
♦ L’ostéopathie structurelle / fonctionnelle : définition complète, bienfaits, différences avec kiné ;
♦ La référence des probiotiques évoqués : l
e code «MCP8» réduit le prix de nos commandes 8%, et le code est valable sans limite dans le temps (il peut être utilisé régulièrement si cela correspond à un besoin de le prendre sur le long terme ou d’en faire une cure ponctuelle).
 Ma série regroupant tous les articles sur le SII ;
♦ Mon livre sur le Syndrome de l’Intestin Irritable ;
♦ Les autres livres que j’apprécie beaucoup : celui d’Emma Hatcher et celui de Coralie Ferreira ;
♦ Si vous souhaitez que je vous accompagne en Naturopathie la prise de rendez-vous se fait ici ;

 



 

 Que cet article + vidéo puissent aider et améliorer le bien-être de ceux concernés 

 

D’autres chouettes articles à (re)découvrir :

♡ Prendre rendez-vous pour avoir un accompagnement bienveillant et personnalisé ♡
♡ Mon livre : le Syndrome de l’Intestin Irritable ♡
♡ Tous mes articles où je traite du SII ♡

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1 commentaire

  1. Aurélie D'âme Bio

    Merci Mély pour tes précieux conseils, tes articles complets et rappels. Étant également atteinte du SII et ayant expérimenté un tas de choses, je suis totalement d’accord avec toi sur tes 10 conseils qui marchent sur moi et sur le fait que l’amélioration varie d’une personne à une autre selon les différents points cités plus haut. Il faut être doux avec soi même, s’écouter et être patient. Grâce à tes conseils et autres outils que j’ai mis en place (yoga au quotidien, méditation, nature, alimentation, médecines douces, etc…), je me sens beaucoup mieux et mes crises sont beaucoup moins fréquentes et durent moins longtemps. La glutamine, découverte suite à ton dossier m’a beaucoup soulagé. Concernant les protéines (gros sujet me concernant pour allier mes valeurs et mon bien-être), j’ai mis en pause certaines légumineuses, les œufs, le soja, les produits laitiers et j’ai intégré plus de viandes et de poissons et j’ai commencé à mieux assimiler. Depuis quelques années, j’ai pris conscience qu’il fallait d’abord que je me concentre sur désenflammer mon terrain. J’espère que mon témoignage pourra aider des personnes. Petite chose simple qui peut aider à soulager la douleur : la bouillotte. C’est important de ne pas se sentir seul, d’être soutenu et accompagné. Merci encore pour ton aide. Douce soirée.

    lundi 10, décembre 2018 à 18h43

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