3 livres que toutes les femmes devraient lire

Le sujet du Féminin, de la Femme, me parle et me touche particulièrement :
– De part mon histoire personnelle,
– De part mon métier : depuis 8 ans, j’ai accompagné en Naturopathie près de 600 personnes dont 99% s’avèrent être des femmes de tout type de profils : âge (16 à plus de 70 ans), condition sociale, grande diversité de personnalité, tout motif de demande (même si, depuis 2017, la sortie de mon livre, environ un quart de ma clientèle me contact au sujet de problèmes digestifs).

Cependant, malgré cette immense diversité de profils, un point commun se retrouve dans l’écrasante majorité de ces femmes. Des expériences de vie où elles ont ressenti de la difficulté, de la souffrance, voir des traumatismes. Que ce soit la grossesse, l’accouchement, la maternité, la non maternité (choisie ou subie), la ménopause.
Après 8 années à écouter des femmes me confiaient des anecdotes poignantes autour de ces différents sujets que peut connaître une femme, j’ai été touchée. Parfois révoltée. Combien de fois, j’aurai eu envie de leur enlever le poids de ce souvenir, de cette expérience, de cette injonction, etc.

Puis, comme je le disais précédemment, il y a ma propre histoire : anorexie, aménorrhée.
Même si ces histoires font parti de mon passé, elles resteront gravées en moi à tout jamais.

La thématique de la femme est un sujet que j’aimerai abordé beaucoup plus.
Je suis un peu timide face à elle, face à cette immensité sans fin de débat qui peuvent en découler, face à des éléments ancrées dans notre histoire, dans notre société.
Ce sont des sujets aussi complexes que sensibles qui devraient évoluer, mais dont personne n’a de solution parfaite.

Cependant, je suis convaincue qu’à notre échelle, on peut essayer.
Alors, à la mienne, je vais essayer.
J’espère que cette vidéo – et que les potentielles à venir (si je me sens suffisamment à l’aise, et si je vois que le sujet vous plait) – vous fera du bien, vous aidera, d’une manière ou d’une autre.

 

Disclaimer

Vous l’aurez vu dans le titre : l’objet de cette vidéo est de vous partager 3 ouvrages qui, selon moi, seraient bénéfiques à toutes les femmes. Toutes.
Des livres abordant le féminin, il y en existe des centaines, des milliers.
J’en ai moi-même lu une vingtaine, et connais de nom près d’une vingtaine d’autres.
Parmi tous ces livres, il y en a qui abordent des questions plus spécifiques, d’autres qui abordent des questions générales mais avec un ton qui ne parlera peut-être pas à toutes, selon notre mode de fonctionnement et notre sensibilité.
Les trois que j’ai sélectionné ici sont trois livres qui m’ont touchée plus particulièrement et qui, je pense, sont universels, et pourront parler à tout(e)s.

À la fin de l’article, je vous glisserai d’autres livres qui pourraient vous plaire autour de la thématique des Femmes.

 

 


 

Les 3 livres « must-read »

 

C’est mon corps, Martin Winckler (512 pages – sorti en 9 septembre 2020)

Martin Winckler, l’auteur, est gynécologue, conférencier et auteur.
J’ai découvert son travail par le biais d’une vidéo de sa chaine YouTube, intitulé « Examen gynécologique : systématique ? ».
Il n’a pas beaucoup de vidéos sur sa chaine, mais toutes sont des pépites informatives.
Sa manière d’aborder les sujets qu’il traite m’a profondément touchée. Je rêverai que tous les soignants partagent sa manière de penser et de travail. C’est bien sûr le cas de certains (qui sont d’ailleurs référencés sur ce portail que je vous recommande fortement si vous ne le connaissez pas).

Pourquoi je l’ai aimé : car il aborde tous les sujets que peut vivre une femme au cours de sa vie, avec bienveillance, professionnalisme, et un immense respect.
Le sommaire nous donne un aperçu de sa richesse : règles, relations sexuelles, contraception, désir et non désir d’enfant, grossesse, s’occuper des filles et des garçons, ménopause, relation avec les soignants, quelques clichés.
Chaque partie est ensuite découpée en sous-parties, puis en questions (vous pouvez apercevoir ici des extraits).

À qui je le conseille : toutes les femmes. Toutes, sans exception aucune.

 


 

Libérées, Titiou Lecoq (260 pages – sorti en 4 octobre 2017)

Au printemps 2017, j’ai découvert la BD d’Emma « Il fallait demander » qui explique, de manière pédagogique, le concept de la « charge mentale ».
(Si vous ne connaissez pas cette BD, je vous recommande fortement de la lire)
Ce fût une véritable claque… dans le bon sens du terme.
A l’automne suivant (2017), j’ai entendu parler de ce livre qui aborde la thématique de la charge mentale selon un angle particulier mêlant Histoire, sociologie et culture. .On y découvre les coulisses de l’inconscient collectif, l’origine du patriarcat et de la charge mentale.
Si le titre et la couverture vous paraissent violents (ça a été mon cas – j’ai failli ne pas l’acheter pour cela, n’aimant pas les courant de quelque nature que ce soit, s’il souhaite faire passer un message juste par la violence et condescendant). Je suis heureuse d’avoir fait l’effort d’outrepasser cette première impression.
Ce livre est le deuxième livre qui a le plus impacté positivement ma vie (le premier étant celui d’Eckart Tolle).

Pourquoi je l’ai aimé : cette lecture m’a permis de comprendre, de conscientiser des ressentis que je ressentais.
J’ai pou mettre en lumière des « blocages » que j’ai eu dans mes anciennes relations amoureuses.
Ou, plutôt, devrai-je dire, des choses que je me refusais (inconsciemment) de vivre alors que la très grande majorité de la société vit ces choses au quotidien. Quelque chose en moi s’insurgeait, refusait de vivre. Tout autour de moi, je voyais et vois encore des femmes souffrir de ces schémas que l’on (hommes et femmes) répète inconsciemment en souffrir.

À qui je le conseille :
– soit ceux et celles qui souffrent du poids de la charge mentale et du déséquilibre qu’elle peut avoir sur leur couple.
– soit ceux et celles qui, comme moi, sont très intéressés par les sujets de société universels, et apprécient pouvoir les comprendre et les aborder sous un angle historique, sociologique.

« Dans les magazines féminins, on trouve régulièrement des injections à s’occuper de soi, à prendre du temps pour soi : c’est une revendication récente. Le plus frappant dans ces articles, c’est que le temps pour soi n’est jamais du temps purement égoïste : les suggestions sont plutôt de s’enfermer dans la salle de bains pour prendre un bain, s’enduire de crème hydratante, faire un masque, etc. Il ne s’agit pas de vrais moments pour soi, mais de temps passé à répondre à d’autres impératifs modernes : être belle, avoir une jolie peau, s’épiler, se faire un gommage, etc.
Cela peut effectivement procurer un sentiment positif, mais qui est plutôt de l’ordre de la bonne conscience et de la satisfaction d’avoir fait ce qui devait être fait. Prendre du temps pour soi, ce ne devrait pas être dégager péniblement vingt minutes pour s’approcher de la vision du corps féminin socialement considéré comme «présentable».
Ces diktats sont l’expression du contrôle social sur les femmes, un contrôle qui n’est pas nouveau. Au Moyen-Âge déjà, dans les classes sociales élevées, on contrôlait la nourriture des femmes : elles ne devaient pas manger trop chaud, trop épicé, et le vin leur était interdit. Si elles bouffaient trop, cela signifiait qu’elles étaient incapables de contenir leurs besoin naturels, donc qu’elles risquaient d’aller forniquer n’importe où. Cette fille d’Ève était surtout naturellement vicieuse et mauvaise, et la Vierge Marie lui était présentée comme un idéal vers lequel elle devait tendre. La femelle humaine, contrairement aux autres espèces, est prête à l’accouplement à toutes les saisons : imaginez donc… elle est insatiable. Lutter contre notre mauvaiseté naturelle impliquait de se contenir en permanence. Il existait un véritable apprentissage de la retenue pour les femmes. Être une femme, c’est se soumettre à une autodiscipline que les hommes n’imaginent pas, dont nous avons nous-mêmes à peine conscience. Il ne faut pas déborder. En tour de taille, en volume sonore, dans nos réactions, vulgaire, hystérique. La femme idéale est comme une ombre qui porte un corset psychologique. »

 


 

Le grand mystère des règles, de Jack Parker (256 pages – sorti le 17 mai 2017)

Fascinée par les règles, j’ai acquis cet ouvrage plus par curiosité qu’autre chose, et je crois pouvoir dire que je n’ai jamais été aussi agréablement surprise par un ouvrage.
Bien plus qu’un livre sur les règles, on explore la thématique de ce qui ce déroule dans nos corps de femmes chaque mois sous des angles nouveaux : historique, culturel et sociétal (à travers le monde).
L’auteure nous prend la main, et ensemble, on découvre des choses ancrées dans l’inconscient collectif de notre société depuis des siècles millénaires.
Jack Parker est un pseudonyme : l’auteure a tenu un blog sur les règles pendant plusieurs années avant de se faire approcher par la maison d’édition Flammarion, et s’être vu proposer d’écrire un livre à ce sujet.
Elle mêle humour, objectivité avec brio, soulevant des réflexes, pensées, apriori que l’on a acquis et porte en nous alors qu’ils sont erronés et nous desservent.

Pourquoi je l’ai aimé : ce livre a été un réel coup de cœur que l’on devrait mettre dans TOUTES les mains, hommes comme femmes, dès la puberté.

À qui je le conseille : tout le monde, hommes comme femmes.
Aux femmes, pour mieux comprendre ce qui se déroule dans leur corps chaque mois, pour comprendre ce que l’inconscient collectif nous transmet d’erroné, pour découvrir à quel point les règles sont infiniment plus que ce que l’on pense.
Aux hommes, pour comprendre ce que leur compagne / sœur / mère / meilleure amie / cousine / tante (vous m’avez compris) vivent chaque mois. Et, surtout, pour comprendre ce que l’Histoire, la culture, la société a créé autour des femmes, et qu’elles ne méritent pas. Pour arrêter de transmettre tout ceci inconsciemment.

« Nous n’avions pas le droit d’être de mauvaise humeur, de râler, de nous insurger, de répondre aux attaques sans que l’état e notre utérus ne soit mis en cause – «t’as tes règles ou quoi ?» – comme si le fait d’avoir nos règles tenait les manettes de notre cerveau, tel un parasite.
Alors, nous sommes nombreuses à avoir appris à nous taire. Nous avons appris à répondre aux commentaires offensants par des remontrances doucereuses sur fond de sourires figés. Mais surtout, nous avons appris à avoir honte de nos corps, honte de nos règles, honte d’être en bonne santé, fonctionnelles, et normalement constituées. Nous instaurons un code secret avec nos copines pour pouvoir échanger des protections en cas de galère. »
J’espère que cette sélection vous fera grandir, et vous enrichira comme ils m’ont fait grandir et m’ont enrichie moi-même.
Ils peuvent faire d’excellents cadeaux de Noël : je les ai moi-même offert plusieurs fois autour de moi.

Ci-dessous, je vous glisserai d’autres livres qui pourraient vous plaire sur la même thématique, même s’ils me semblent moins universels pour les raisons évoquées au début.

 


 

D’autres perles inestimables à glisser entre nos mains
(J’en ai lu certains, d’autres non)

 

Âme de sorcière ou la magie du féminin, Odile Chabrillac : excellente pour les thérapeutes, les femmes « sorcières », le groupe NF en MBTI.
Sagesse et pouvoirs du cycle féminin
Sorcières de Mona Chollet : sorte d’essai historique sur la femme et le patriarcat.
Beauté fatale de Mona Chollet
Femmes qui courent avec les loups : recueil d’histoires à travers le monde et le culture retraçant des archétypes et des leçons autour de la femme.
La puissance du féminin, Camille Sfez 
Lune rouge de Miranda Gray : un livre très connu, mais auquel je n’ai pas accroché (trop spirituel à mon goût).
Femmes si vous saviez
J’arrête la pilule
King Kong Théorie de Virginie Despentes
Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir : grand classique
Le choeur des femmes, pour lutter contre les violences gynécologiques

… il en existe beaucoup d’autres. Encore une fois : j’ai partagé en toute humilité ceux qui m’ont le plus touché.
Libre à vous de les explorer, et d’en explorer d’autres.

 



 

D’autres chouettes articles à (re)découvrir :

Mon guide comparatif pour les culottes menstruelles françaises
Vidéo FAQ pour les culottes menstruelles
13 ans d’aménorrhée + TCA (dont anorexie) : mon témoignage

Les livres qui ont changé ma vie
Mes livres favoris d’Ayurvéda
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5 commentaires

  1. Carole

    Très intéressant merci ! Bonne idée d’avoir intégré des passages des livres ; ça donne envie de les lire! Surtout le 2ème pour moi.
    Bonne continuation

    vendredi 2, octobre 2020 à 19h50
    1. Mély

      @ Carole : Merci ✨ Oui, je trouvais intéressant de mettre des extraits. J’aurai voulu en mettre beaucoup plus, tant j’ai surligné des passages en les lisant 🙈

      samedi 3, octobre 2020 à 8h44
  2. Eu-eu

    Merci encore pour ce bel article, toujours aussu bien détaillé et complet.
    C’est marrant j’ai reçu « le pouvoir du moment présent » en cadeau et j’ai dû m’arrêter car un peu trop spirituel parfois pour moi, et surtout pas toujours concret et un peu difficile à mettre en application. Peut-être dois-je lacher prise et grandir encore avant de reprendre la lecture de ce joli cadeau.

    samedi 3, octobre 2020 à 7h35
    1. Mély

      @ Eu-eu : Oh, merci 💙
      Pour « Le pouvoir du moment présent » : tu n’es pas la seule à me l’avoir dit. Je pense qu’il ne faut surtout pas se forcer.
      Des fois, c’est une question de moment (au cours d’une vie d’une personne), d’autres fois, c’est juste que notre personnalité ne pourra jamais « matcher » avec le ton du livre (comment les choses sont dites).
      Les enseignements d’Eckhart Tolle sont universels : ce qu’il dit et transmet se retrouve dans beaucoup d’autres ouvrages (il le dit lui-même).
      Pour en revenir sur les livres sur les femmes : c’est notamment pour cela que j’ai mis une 2e liste de livres à la fin de mon article… disant que ça pourrait servir / toucher d’autres personnes 😊
      (Par exemple, j’ai essayé de lire celui de Virginie Despentes et de Mona Chollet (Sorcières et Beauté fatale), je n’ai pas du tout accroché sur les 3 (qui sont pourtant des classiques dont nombre vantent leurs transmissions).

      samedi 3, octobre 2020 à 8h48
  3. Hélène

    Bonjour Mély, merci beaucoup pour ces titres et pour votre blog que je suis régulièrement ! je viens de tomber sur une interview de Martin WINCKLER par Sarah GOFFINET, la rédactrice en chef du magazine « Causette », sur le livre « C’est mon corps ». Je me permets de vous la signaler, car elle peut faire écho à des questions plus larges. Avec encore ma gratitude pour toute votre douceur. Bien sincèrement, Hélène

    vendredi 9, octobre 2020 à 15h04

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