Introvertie assumée et heureuse de l’être

 

Je me souviens comme si c’était hier du jour où j’ai découvert la notion d’introversion.
C’était durant l’été 2015. J’étais tombée sur cette vidéo de Susan Cain (13 millions de vues, visiblement, elle n’a pas parlé qu’à moi…).
Ce fût comme une révélation. J’ai réussi à comprendre, à mettre des mots, à discerner une partie de moi-même qui, jusqu’à présent, m’apparaissait comme inexplicable et bizarre. D’ailleurs, je n’avais jamais vraiment réfléchi à « cette partie de moi ». Je fatiguais vite et beaucoup au contact d’Autrui, même avec les gens que j’aimais. Trop bizarre la fille. Tant pis, c’est ainsi, c’est moi. Et j’essayais de vivre avec. Je voyais cela comme porter un fardeau dont je me serais accommodée.

Puis… cette vidéo.
Ça a été un réel tournant dans ma vie.
Ayant un caractère qui aime étudier, chercher, décortiquer et approfondir à FOND un sujet… j’ai passé des journées, des semaines entières à lire des articles sur l’introversion, la signification, les implications, la définition, le fonctionnement.
Bien évidemment (et on y reviendra plus tard avec le MBTI et les « étiquettes »), il y a mille façons d’être introverti(e).
D’ailleurs, il s’agit d’un « spectre » : on peut l’être plus ou moins (degrés) et de différentes formes (MBTI).

 


 

Être introverti(e) : ce que cela signifie

 

Ce que ça n’est PAS

Beaucoup de gens confondent introversion, timidité et le fait d’être asociale.
D’ailleurs, certains peuvent même faire des raccourcis dangereux avec l’autisme et/ou l’hypersensibilité.
D’autres, encore, confondent l’introversion avec une certaine aptitude à développer des formes d’Art (photo, peinture, musique, écriture, qu’importe).

Tout cela ne sont que des amalgames : on peut très bien être introverti(e) est ne pas du tout être timide ou asocial (c’est mon cas) ou autiste ou hypersensible.
Et si l’introversion n’a pas de lien direct avec l’Art, les introverti(s) sont généralement plus créatifs que les extravertis… dans des domaines qui peuvent aussi être scientifiques ou liées à l’ingénierie.

 

Être introverti(e) : ce que c’est (réellement)

Être introverti(e) signifie simplement que la personne en question a besoin de temps seul(e) / au calme pour se recharger. Ce temps nécessaire sera plus ou moins important selon le degré d’introversion de la personne (et d’une potentielle hypersensibilité et d’autres facteurs comme un trouble comme l’anxiété sociale, etc.).

Au contact des gens, l’introverti(e) se « vide » en énergie.
En étant seul(e) / au calme, l’introverti(e) se « recharge ».
Comme un téléphone portable qui se recharge sur secteur et ne sera plus opérationnel si sa batterie est à 1%.

L’archétype de l’introverti(e) est une personne dans son « cocoon » personnel, se livrant à des activités diverses qui vont la nourrir.
Ce lieu et ses activités peuvent prendre plusieurs formes différentes.
La plus courante, dans l’inconscient collectif, peut ressembler à cela :

Illustration de Jenna Paddey pour Mélanie Dufey (2016)

Entourée d’un chat, de livres, de plantes, dégustant une boisson chaude… avec un plaid à portée.
Cependant, ne tombons pas dans le cliché et soyons inclusif : cela peut aussi être un architecte, un ingénieur, un geek ou un inventeur se penchant sur des créations, du codage ou des études scientifiques dans son garage ou son atelier.

Ces temps de « recharge » au calme sont aussi vitaux, pour les introvertis, que le fait de manger, de boire ou de respirer. S’ils ne sont pas respectés, l’introverti(e) va basculer dans une fatigue plus ou moins importante et fréquente.

Personnellement (et avec le temps), j’ai réussi à distinguer quatre type de fatigues :
• une fatigue physique (j’ai fourni beaucoup d’efforts physiques, après une randonnée, par exemple)
• une fatigue intellectuelle (trop de travail – dans les derniers jours d’écriture d’un manuscrit d’un de mes livres, par exemple)
• une fatigue d’irrespect de mon introversion (trop de contact avec des gens sans avoir de plage pour moi)
• une fatigue d’hypersensibilité irritée (difficile à décrire, c’est comme si mes émotions étaient à fleur de peau par trop d’irrespect)

Il m’a fallu plusieurs années pour comprendre leurs différences et surtout réussir à « percevoir », en moi, chacune d’elles.
Ça m’a été nécessaire pour ajuster mon équilibre de vie, personnel et professionnel.

 


 

MBTI

Mai 2017, deuxième tournant important dans ma découverte de moi-même : l’outil du MBTI.
J’y ai dédié un article entier ici.

Quand j’ai découvert cet outil, c’est comme si je voyais le monde avec des couleurs pour la première fois de ma vie, après l’avoir vu en noir et blanc depuis ma naissance.

J’ai fait passer le test à TOUT mon entourage : famille, amis et certaines des personnes avec qui je travaille.
Ça m’a beaucoup aidé à comprendre certaines subtilités dans mes interactions avec Autrui (et les interactions des gens autour de moi) et face à des réactions (ou absence de réactions).

Le MBTI est, pour moi, une sorte d’aide précieuse au quotidien : on apprend le mode d’emploi par défaut de chacun.
J’ai étudié le MBTI pendant près de 4 ans, et cet outil est plus complexe (et fascinant) qu’il n’y parait au premier abord.
C’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai compris que certaines confusions (vues plus haut, avec l’hypersensibilité et l’artistique) étaient fausses.

Pour en revenir à l’introversion, visiblement, je suis une forme assez poussée car le test MBTI m’a placée aux environs de 93% d’introversion.
Croyez-moi, dans la société dans laquelle on vit (où l’extraversion est considérée comme la norme), 93%, c’est beaucoup, et c’est pas forcément très simple tous les jours.

 

Mon enfance : un atout précieux

L’introversion, l’hypersensibilité et mon côté INFJ (mon MBTI) n’est un secret pour personne : j’en ai beaucoup parlé sur les réseaux sociaux, mon blog, et dans la vraie vie.
J’ai arrêté de compter le nombre de fois où l’on m’a demandé comment je faisais pour bien vivre tel ou tel trait. D’ailleurs, en toute honnêteté, je pense que c’est la question que l’on me pose le plus souvent : « Comment tu fais pour bien vivre [ ton hypersensibilité / ton introversion… choisissez l’option que vous voulez ] ? »

Pour tenter d’amorcer un début de réponse à cette question, il faut remonter à mon enfance.
Je n’aime pas trop parler de cette dernière. Je n’y ai dédié qu’un seul article, et l’écrire en restant flou m’a aidé.
Ce que j’ai vécu, enfant, m’imprègne encore chaque jour qui passe. Aujourd’hui j’en parle rarement et difficilement. Pourtant, ça n’a pas été le cas dans le passé.
Je suis rentrée en France en juin 1998, âgée de 15 ans. De 1998 à 2014, je parlais librement à toutes les personnes que je rencontrais de ce pays, heureuse de partager ce que j’ai vécu. Durant ces 16 années, à CHAQUE fois que j’ai mentionné ce pays à des gens (adolescents puis adultes), on m’a répondu avec de la tristesse, de la pitié ou de la colère (ou un mélange de tout cela) : « Oh, ma pauvre ! » ; « Ce n’était pas trop dur ? » ; « Comment tu as fait ? » ; « Ça a dû être un soulagement quand tu es rentrée ! » ; « Quel pays affreux ». Après 16 années, j’en ai eu marre, et j’ai cessé de dire le nom de ce pays, autant que possible.
Peu de gens comprennent, c’est un fait auquel j’ai été confronté avec des centaines (milliers ?) de personnes pendant 16 ans.
Ce long préambule (que j’ai hésité à garder dans l’article) pour ① anticiper la question « Mais où c’était ? » ② amorcer l’explication du grand écart de mode de vie que je m’apprête à partager :

Hop, revenons-en à l’introversion (ainsi que l’hypersensibilité et mon côté INFJ).
La « structure » dans laquelle j’ai vécue était inverse à la France métropolitaine : l’environnement était idéal pour les introvertis et les hypersensibles.
Les bars et les boites de nuits n’existaient pas là-bas (ce genre de lieu est l’enfer pour les introvertis). On se rassemblait en petits comités pour être ensemble. Chez les uns ou les autres, dans nos compounds, dans le désert. Musique (à un niveau sonore non agressif), pique-nique, on dormait à la belle étoile. Bref : la sociabilisation prenait beaucoup de formes différentes, et toutes étaient « introvert friendly ».
Toutes les nationalités, religions, origines étant mélangées, la norme était la différence. Le respect imbibait donc chaque relation. L’ouverture d’esprit aussi. Le pays et la mentalité des locaux étaient extrêmement chaleureux et hospitaliers tout en étant très pudiques (donc différents de l’ambiance chaleureuse et extravertie voir excentrique que l’on peut voir dans certains pays méditerranéens).
Bref : un environnement sur-mesure pour une enfant introvertie et hypersensible.
Cela m’a donc permis de grandir, me former, vivre mon introversion et mon hypersensibilité sans essayer de m’adapter, masquer ou changer ce que j’étais.
C’était incroyablement merveilleux et doux.

Puis, 1998, la claque. Les injonctions sociétales, la mentalité et les normes d’ici projetant l’extraversion sur le devant de la scène.
J’étais très peu mature. Tout ce que j’écris là, je n’en avais pas conscience alors. Je l’ai pris de plein fouet, sans comprendre d’où ça venait, pourquoi, comment.
J’ai moi-même essayé (inconsciemment) de rentrer dans ce « moule ».

Résultat ? J’ai fini dans une forme de dépression : l’anorexie où je me suis complètement repliée sur moi-même, comme « brûlée » par tant de violences émotionnelles passives.

Si je vous ai parlé de mon enfance, c’est parce qu’avoir vécu 15 années dans cet environnement « Introvert / hypersensible friendly » a été très important pour ma reconstruction, ma découverte de moi et dans le fait de m’assumer, ensuite, dans notre société actuelle (en France métropolitaine).
J’ai VÉCU cette liberté, cette chance d’être moi-même.
Au lieu d’apprendre à incarner qui j’étais, j’ai dû le apprendre.
C’est infiniment plus simple et doux.

 

Être introverti(e) et l’assumer

Quelle force il faut avoir pour se défaire des constructions / normes sociales, s’affirmer et incarner ce que l’on est…
Ça m’aura pris près de 20 ans.
Et comme je ne suis pas parfaite, j’ai encore du travail sur moi pour affirmer certains autres pans de ma personnalité (qui feront peut-être, un jour, l’objet d’un autre article).

Mais, aujourd’hui, j’assume pleinement mon introversion, mon hypersensibilité et mon côté INFJ.
Plus qu’assumer, je me considère comme une porte-parole, comme une pédagogue : auprès de ma famille, mes amis, mais aussi des personnes que je suis (j’ai beaucoup d’introverties et/ou d’hypersensibles).

Tous mes amis, tous les membres de ma famille (et ma belle-famille) savent que je suis introvertie.
À un moment ou à un autre, en laissant le sujet venir naturellement, je leur ai expliqué ce que c’était.

J’ai rassuré, aussi. J’ai précisé que ce besoin naturel de se retrouver seul(e) n’était en rien un manque d’amour que je leur portais, qu’il ne fallait pas qu’ils le prennent personnellement. Que ce n’était ni de leur faute, ni de la mienne. C’est juste lié à mon fonctionnement, ce que je suis.
Pour certaines personnes, outre cette explication très simple, basique et rapide, j’ai dû le répéter lors de plusieurs occasions : fêtes de fin d’année, vacances en famille, réunions de famille, etc.
Étrangement, ça ne m’agace jamais, ni ne m’énerve (je dis ça, car l’irrespect et le manque d’ouverture d’esprit ont souvent le don de m’énerver facilement et rapidement, même si je ne suis que spectatrice et non l’objet).

Je sais qu’on vit dans une société où les gens ont souvent peur de se retrouver seul(e) avec eux-même, qu’ils ont un besoin viscéral de se connecter, d’être ensemble, de faire des choses ensemble.
Alors, je répète, encore et encore, et je répéterai encore beaucoup.
Je n’ai pas à m’adapter (et aucun introverti n’a à le faire).
Parfois, un seul « j’ai besoin de me retrouver au calme et de cocooner seule » suffit.
Je disparais dans ma chambre une heure ou deux.

Ce qui peut être délicat est l’écart entre s’adapter et concilier certaines choses dans son cercle familial.
Le fait d’avoir des enfants peut complexifier l’assouvissement de ce besoin.
Ou d’être en couple avec une personne qui ne comprend pas ce trait de caractère (ou l’hypersensibilité).
Ou le fait d’avoir un travail où l’on est obligé d’interagir avec beaucoup de personnes.

Pas de solution miracle.
Beaucoup de communication.
Parfois une demande d’adaptation (télétravail, par exemple, dans le cadre professionnel).
À chacun de voir sa marge de manoeuvre.

Gardons dans nos cœurs que ce n’est pas un défaut : ça fait partie de nous.

 

Au-delà des « étiquettes »

Je n’aime pas les étiquettes.
J’en ai parlé à plusieurs reprises, dont dans ma vidéo où j’expliquais ne plus avoir une alimentation végétarienne.
Se coller une étiquette est (au mieux) limitant.
Évidemment, ce n’est que mon humble avis, vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi ;)

Cependant, je trouve que les étiquettes peuvent être temporairement utiles dans notre découverte de nous-mêmes.
Comprendre certaines facettes de ce que l’on est profondément, véritablement.
Accepter ces différentes fibres nous constituant.
Les incarner, les assumer, les célébrer.
Puis… se détacher, laisser l’étiquette de côté.

Je suis introvertie, hypersensible, INFJ, j’ai grandi dans un pays que trop peu peuvent comprendre.
Mais je suis infiniment plus que tout cela réuni
Vous aussi

 

Ressources

Introverti(e)
La vidéo de Susan Cain sur les introvertis (Ted Talk)
Le livre de Susan Cain
Car je sais qu’on va me poser la question : mon mug vient de la boutique Etsy TheTikiQueen

MBTI
Le test en français
Mon article accompagné des vidéos de Lambert Quentin (best source sur le MBTI dans la francophonie)
Mon tableau Pinterest avec des infos et des memes mélangés :)

 

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D’autres articles à (re)découvrir :

Tous mes articles « Emotions / psychologie »
« MBTI : quelle personnalité es-tu ? »

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10 commentaires

  1. Nana

    Merci beaucoup pour cet article Mélanie, je me reconnais presque à 100% dans ce que tu décris, sauf que moi je n’ai pas eu cette chance de vivre dans un pays où l’introversion était la norme.

    Pour ma part on va dire que je me suis toujours sentie « bizarre », à l’écart: je n’aimais pas non plus ni les boîtes de nuit, ni le bruit, ni être avec plein de monde, les bars/cafés c’était à petite dose… Et évidemment je ne savais pas pourquoi.
    J’ai eu la chance de rencontrer celui qui est devenu mon mari et avec qui, pour ça, on se comprenait. La vie a fait qu’on s’est séparés et j’ai un nouveau compagnon qui, lui, a eu beaucoup, beaucoup de mal à me comprendre.
    Je pense que pour lui j’étais la chiante, la rabat-joie, et ça a été très dur car je ne me suis jamais sentie aussi incomprise de ma vie (même quand j’étais jeune car je restais à l’écart). Et c’est là que j’ai compris ce que j’étais (en partie ;-)): introvertie et hypersensible.

    Et c’est fou ce que ça m’a aidé, en général et dans ma relation, j’ai pu lui expliquer même s’il n’a pas forcément compris (désormais ça va mieux, en même temps je m’assume plus mais voilà quoi…)

    Donc encore une fois merci pour cet article salutaire qui rejoins celui que Victoria de Mango and Salt que tu apprécies également avait elle aussi écrit il y a quelques années.
    Plus on en parlera, mieux on sera compris·es et mieux la Terre se portera!
    Très bon week-end à toi!!

    vendredi 1, juillet 2022 à 15h54
    1. Mély

      @ Nana : J’ai été deux fois en boite de nuit dans ma vie et trois fois dans un bar. Même quand j’étais ado (et que je me suis donnée beaucoup de mal pour rentrer dans un moule), je n’y allais pas (alors que tous mes amis s’y retrouvaient).
      J’ai toujours trouvé étrange de voir en ces lieux des endroits de sociabilisation : le son est TELLEMENT fort, qu’on a presque besoin d’hurler pour communiquer (et donc on parle peu). Un grand paradoxe pour moi 😅

      Je crois que beaucoup de blogueuses (introverties) en ont parlé : tant mieux !
      J’ai mis longtemps à écrire le mien car j’avais l’impression de ne pas avoir grand chose à en dire (en plus de devoir parler de mon enfance, sans savoir comment), étant donné qu’après la découverte de ce fonctionnement, le reste a été une évidence.

      J’espère que cet article fera toutefois du bien… ainsi que peut-être d’autres articles à venir (et quelque chose qui sortira le 21 septembre) ♡

      vendredi 1, juillet 2022 à 16h17
  2. Nana

    @Mély Ouah ce teasing qui donne envie… Vivement le 21 septembre, et les éventuels autres articles à/autour de ce sujet qui pour ma part tout du moins seront les bienvenus!!
    Et je te rejoins complètement concernant le paradoxe.

    Je te souhaite de très belles vacances d’été, et à bientôt!

    mardi 5, juillet 2022 à 8h30
    1. Mély

      @ Nana : Merci ♡
      Pour le 21/9 : disons que le lien est plus évident quand on évoque la fatigue (d’introvertie) que l’introversion tout court 😊

      mardi 5, juillet 2022 à 9h26
  3. Lyskhat

    Bonjour,

    Merci pour cet article qui fait un bien fou pour se rappeler que oui, chaque personne a un mode de fonctionnement qui lui est propre. <3

    Je suis également introvertie, surement à moins fort pourcentage, et INTP et je l'assume maintenant avec plus d'aplomb quand je refuse des invitations sans avoir "autre chose à faire". C'est pas toujours simple de l'expliquer sans vexer la personne extravertie en face…

    Et tout comme toi, quand j'ai vu la vidéo de Susan Cain, j'ai eu un déclic que j'ai partagé avec ma mère, introvertie, et qui "lutte" souvent pour le faire comprendre à mon père qui est plutôt extraverti. Leur équilibre est pas toujours simple, malheureusement et même s'ils tentent de se comprendre mutuellement.

    En tout cas, article sympa et tout doux. Encore merci <3

    mardi 5, juillet 2022 à 8h35
    1. Mély

      @ Lyskhat : Merci ✩
      Il est fort possible que, lorsque la personne ne comprend pas (alors qu’on lui explique sans agressivité et en faisant attention à la formulation), qu’il le prenne personnellement. Alors que, justement, ça n’a rien à voir avec lui (ou elle), mais avec nous (et nos besoins). Pas forcément évident, mais on peut le (re)formuler différement, si besoin.
      Il est vrai que ça peut souvent poser des problèmes en famille (couple, réunion, etc.)

      mardi 5, juillet 2022 à 10h11
  4. Lyskhat

    Oui, c’est ce que j’essaie toujours de faire, reformuler de différentes manières et bien faire comprendre que c’est pas un problème, et surtout pas contre eux ^^

    Essayer aussi de me mettre à leur place, de leur demander comment ils ressentent les évènements qui moi me vident, pour faire un parallèle avec mon propre ressenti, ça fonctionne bien en général :)

    Et oui, en famille au sens large, c’est rarement un long fleuve tranquille vu la multiplicité des personnalités & affinités ! Après pour ma part, à part quelques tensions, avec mes parents et ma sœur on est tous dans le respect et la compréhension de l’autre en général, avec des profils plutôt compatibles je trouve. Donc malgré tout ça marche pas si mal au quotidien, à part quand les invitations sont trop nombreuses en trop peu de temps pour ma mère lol

    mardi 5, juillet 2022 à 11h03
  5. freD Garcia

    je suis aussi INFJ et se sentir inappropriée dans la plupart des situations est souvent douloureux mais désormais je l’assume et en fait un choix de vie qui me donne beaucoup plus de bonheur et de sérenité
    introvertie , hypersensible , avec des caracteristiques d’autisme asperger , oui et alors ? je suis aussi anor’ , lectrice, intelligente , sorcière, une âme ancienne
    et rien de tout cela ne définit ce que je suis en totalité
    toutes les parts de moi méritent d’exister et de se déployer
    je regrette juste le temps perdu à le réaliser et à le vivre

    mercredi 6, juillet 2022 à 10h52
  6. Eugeug

    Juste merci💜 je crois que beaucoup d’hypersensibles (dont je fais grandement partie) te lisent, te suivent, t’écoutent et cela pour notre plus grand bien.

    mardi 19, juillet 2022 à 7h58

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