Mélanie Dufey sélectionnée pour La Miss Bio 2016 - Mouvement Colibris

Les bienfaits / propriétés de l’huile de coco (santé & beauté) ♥

Que diriez-vous, en ce joli été, de réaliser un délicieux plongeon dans l’huile de coco ?

Nous découvrirons ses bienfaits, ses caractéristiques, comment l’utiliser en cuisine & pour notre beauté.
Nous ferons aussi un point sur l’engouement qu’elle connaît depuis quelques temps : cet engouement est-il réellement fondé ? Ou est-ce une mode qui s’adoucira dans le temps… ?

L’huile, fidèle à la noix de coco dont elle est issue, est riche. Très riche.
Notamment de part sa composition en acides gras (lipides).
Les acides gras de la noix de coco sont principalement des acides gras saturés.
Et vous savez quoi ?
Ceux de la noix de coco sont un peu «magiques»…

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Mémo délicat sur les différentes graisses (acides gras)
On a pendant longtemps accusé les graisses (toutes confondues) d’un large éventail de maux, et les régimes amincissants tendaient à les exclure.
Au fil du temps, ce discours a changé : on a peu à peu fait la distinction entre les différents types d’acides gras (graisses) qui existent :
♦ certains sont à privilégier : ce sont les oméga 3 et les oméga 6 (que l’on appelle aussi «essentiels» ou «polyinsaturés»), ainsi que les oméga 9 (dont la fameuse huile d’olive).
♦ certains sont à limiter : ce sont les acides gras saturés qui sont surconsommés dans de nombreux pays (Europe, Amérique de nord…), de par nos habitudes de consommation.
A l’état brut, on en trouve dans tous les produits laitiers (lait, yaourt, crème, beurre, fromages), la viande & la charcuterie, ainsi que dans l’huile de palme, et l’huile de coco.
Il faut également gardé à l’esprit que les acides gras saturés se cachent dans beaucoup d’autres produits : dont les produits transformés et/ou industriels (plats préparés, biscuits & gâteaux, mayonnaise, margarine…). Si l’on prend le temps de lire les étiquettes des produits, et que l’on voit apparaitre le terme graisse végétale, il s’agit la très grande majorité du temps d’huile de palme.

Les acides gras saturés font partie des facteurs responsables de différents troubles métaboliques (cardio-vasculaire, inflammatoire…) : on les accuse notamment de faire augmenter le taux de cholestérol de type LDL (que l’on appelle « le mauvais »).
Bien sûr, comme beaucoup de produits, c’est l’excès qui est néfaste, et non la substance en elle-même.
Les acides gras saturés devraient constituer moins d’un quart de notre consommation en acides gras, et il est bien souvent supérieur à cette limite.

Ce petit mémo sur les acides gras posé, on va pouvoir plonger dans notre huile de coco…
Et découvrir qu’au-delà d’une mauvaise réputation des acides gras saturés, la noix de coco nous réserve une surprise…

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Les acides gras de la noix de coco sont principalement des acides gras saturés : ceux qui ont acquis une mauvaise réputation, au fil du temps.
Cependant… ceux de la noix de coco sont un peu spéciaux.

Pour chaque type d’acide gras (saturés ou non), il existe des «sous-classes».
Par exemple, pour les oméga 3, il existe les ALA, les EPA, et les DHA : chacun a un impact & un rôle différent dans notre organisme.
Si de tels détails biologiques peuvent être un brin soporifiques pour certains, il est réellement important de s’accrocher (la partie biologique-soporifique sera très courte, promis), car c’est justement dans ce détail très précis que la particularité de la noix de coco se fait.

La noix de coco est donc majoritairement composée d’acides gras saturés dont les sous-classes sont les suivantes :

  • la moitié de ses acides gras (50%) sont présents sous forme d’acide laurique (appelé aussi acide dodécanoïque)
  • l’acide myristique = 20%
  • l’acide palmitique = 10%
  • l’acide caprylique = 6%
  • l’acide caprique = 4%

Des termes un peu barbares (en plus d’être soporifiques), j’en conviens.
Rassurez-vous, un seul nous intéresse ici : l’acide laurique : celui qui est donc présent en grande majorité.

Et c’est toute la richesse de la noix de coco.

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Les propriétés «santé» de l’huile de coco :
son impact sur notre physiologie

Notre système cardio-vasculaire
Tous les acides gras saturés n’ont pas le même impact sur notre santé : celui de la noix de coco aiderait à abaisser le taux sanguin de mauvais cholestérol (LDL).

Deux études ont comparé l’effet de l’acide laurique avec tous les autres acides gras saturés, et sont arrivés à la conclusion que l’acide laurique a un effet plus favorable sur le rapport cholestérol total / cholestérol HDL (un rapport élevé est un facteur de risque de maladies cardiovasculaires) en augmentant les taux de cholestérol HDL (considéré comme le « bon » cholestérol).

Notre système hormonal
Le cholestérol HDL (celui dont nous venons de parler ci-dessus) joue un rôle au sein de notre équilibre hormonal car c’est à partir de lui que sont produites certaines hormones.
Dr Raymond Peat (chercheur dans différentes études sur les hormones) déclare que « l’huile de coco, combinée à un régime alimentaire équilibré & sain, réduit le taux de cholestérol en favorisant sa synthèse (transformation) en prégnénolone : un des précurseurs des hormones stéroïdiennes, dont fait partie la progestérone ».

Chaine moyenne (MCT) VS chaine longue (LCT)
D’un point de vue chimique, on peut classer les acides gras en fonction du nombre d’atomes de carbone qui les composent :
♦ Les acides gras à chaîne courte sont ceux qui ont peu d’atomes de carbone (4 à 8).
♦ Les acides gras à chaîne moyenne contiennent jusqu’à 14 atomes de carbone.
On les appelle également les MCTs (en anglais : Medium-Chain Triglycerides).
L’acide laurique de la noix de coco est un MCT.
♦ Les acides gras à chaîne longue (plus de 14 carbones) sont nécessaires à la constitution de nos cellules. Les fameux oméga 3 sont des acides gras à chaîne longue.
On les appelle également les LCTs (en anglais : Long-Chain Triglycerides)

Digestion des LCT
Le processus de digestion des LCT commence au niveau de notre duodénum, lorsqu’ils sont émulsionnés par notre bile (une substance produite par notre foie & stockée dans notre vésicule biliaire) qui doit donc être produite & libérée en quantité suffisante pour que notre organisme puisse gérer au mieux l’ingestion de corps gras.
Puis, c’est ensuite au niveau de notre intestin grêle que la digestion des LCT continue : la lipase pancréatique (une enzyme digestive produite par notre pancréas) continue leur dégradation en des morceaux plus petits.
Les lipides ainsi décomposés passeront dans notre circulation sanguine via nos chylifères, et circuleront dans notre organisme.
Pendant qu’ils circuleront, une minorité d’entre eux peuvent se détacher de la circulation, et venir se déposer dans les tissus (formation de notre graisse abdominale), ou commencer à former des plaques d’athéromes.
Ceci se produit uniquement si l’on consomme des graisses en trop grande quantité et/ou de mauvaise qualité (saturés en excès) et/ou que notre hygiène de vie globale (alimentaire & physique) contribue à ce que notre organisme réagisse ainsi.

Digestion des MCT
Les MCT sont décomposés plus rapidement par notre organisme (par rapport aux LCT), car ils n’ont pas besoin d’être émulsionné par notre bile, ou soumis à d’autres enzymes digestives : à la sortie de notre estomac, ils sont directement décomposés en acides gras à chaîne moyenne (AGCM), qui eux-même sont utilisés par notre foie comme source d’énergie (carburant), notamment pour notre cerveau & nos muscles.
Notre foie est donc moins sollicité.

Conclusion
C’est donc de façon indirecte que certaines sources mettent en avant que l’huile de coco ferait mincir.
L’huile de coco n’a pas de propriétés amincissantes en tant que telle : la physiologie de sa digestion implique simplement une gestion différente de celles des autres acides gras.
En découle deux avantages dont l’impact est minime & passif : notre organisme a tendance à stocker moins de graisse, et dispose d’un peu plus d’énergie.

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Notre système immunitaire
On attribue à l’huile de coco des propriétés antivirales & antibactériennes : là encore, c’est grâce à l’acide laurique que l’huile de coco a acquis la réputation de soutien de notre système immunitaire… car notre organisme synthétise (= transforme) l’acide laurique en monolaurine , et c’est cette dernière qui a des propriétés antivirales & antibactériennes.
De plus, les autres acides gras présents dans la noix de coco (cités au début : caprique & caprylique) ont des propriétés antifongiques, antibactériennes & antivirales.
L’huile de coco serait donc utile en cas de dysbiose intestinale dû à des mycoses.

Attention toutefois à ne pas se reposer uniquement sur la prise & consommation de l’huile de coco si l’on souhaite booster son système immunitaire et/ou agir contre une dysbiose intestinale… !
Agir ainsi pourrait être comparé à essayer de vider l’océan en l’écopant avec un seau : le but a peu de chance d’être atteint, même si le geste va dans le sens du but recherché.
La consommation de l’huile de coco doit donc se faire en parallèle d’un réel travail de fond personnalisé, que ce soit sur notre système immunitaire et/ou notre flore intestinale (les deux sont liés).

Oméga 3 et 6… et noix de coco ?
Les acides saturés de la noix de coco potentialiseraient l’assimilation des oméga 3 et 6, ainsi que les phospholipides (lécithine, choline…).
Consommer une source d’oméga 3 (sous forme d’huile, ou de graines type graines de chia, chanvre…) est donc conseillé pour optimiser l’assimilation de ces deux acides gras.
(Notez le choix de la forme du conditionnel ici : ayant trouvé une seule source citant cette information, il m’a simplement intéressant de le relever & le partager, mais étant dans l’incapacité de vérifier cette source, je pense qu’il faut rester prudent).

Écho de notre tendre enfance
L’acide laurique est le principal acide gras saturé du lait maternel, et la noix de coco est la seule source d’acide laurique qui en contienne en grande quantité : ce détail m’a grandement intriguée, et amusée.
La noix de coco est classée à l’énergie de l’élément Terre par la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) : cet élément étant lui-même rattaché à l’énergie maternelle, je trouve ce détail fascinant…

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Cuisiner avec l’huile de coco

Comment l’utiliser ?
♦ L’huile de coco est une des meilleures matières grasses que l’on peut utiliser pour la cuisson (plus de détails sur la cuisson avec des matières grasses dans le paragraphe suivant).
On peut aussi cuisiner à l’huile d’olive, le ghee (beurre clarifié), l’huile de palme (non raffinée) : on adaptera notre choix en fonction de la recette réalisée et/ou de son profil naturopathique.
♦ Personnellement, j’opte désormais toujours pour l’huile de coco dans mes pâtisseries, gâteaux & préparations sucrées (pâte à tarte).
Selon la recette, on peut :
- l’utiliser pour remplacer totalement le beurre (ou la margarine) : les gâteaux, muffins, cakes s’y prêtent bien.
- l’utiliser pour remplacer partiellement le beurre (ou la margarine) en y ajoutant une petite quantité de purée d’oléagineux pour donner une texture onctueuse / crémeuse, et apporter plus de maintien.
Cette deuxième utilisation (partielle) se prête bien pour les pâtes à tarte & les cookies.

cupcakes

♦ L’huile de coco peut aussi être utilisée pour tartiner des tranches de pain, comme on le ferait avec du beurre ou des purées d’oléagineux.
♦ Elle fait merveille dans les sauces sucrées, comme cette sauce caramel (clic) que j’utilise pour accompagner des glaces maison, ou des desserts légers & fruités (salades de fruits) ♥

sauce-pralinee

♦ Au sein de notre petit déjeuner, l’huile de coco peut avoir une place privilégiée : sur nos tartines comme cité précédemment, ainsi que dans nos petits porridges ce qui permet de nous apporter un corps gras.
Personnellement, c’est une de mes huiles chouchou que j’aime glisser dans mon Petit Déjeuner de Fée

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♦ Une autre utilisation de l’huile de coco…
Une utilisation plus poétique, jolie, esthétique que pratique…
Une utilisation que j’apprécie tant visuellement & gustativement lorsque je la réalise : en glisser 1 à 2 cuillères à soupe sur la surface de mes crèmes de légumes «doudou» le soir au moment où je passe à table.
Le soir, pour mes dîners, je réalise souvent des grands bols de «crèmes de légumes» que j’accompagne de diverses petites choses pour composer un dîner complet (légumineuses, tartinades maison, œufs, pain, galettes végétales…).
Au moment où je glisse l’huile (encore solide) sur la surface de ma crème de légumes, elle commence à fondre doucement, et se glisse sur toute la surface, libérant ainsi un délicat & subtil parfum de coco… le tout étant très joli visuellement : comme une neige magique & tiède qui se répandrait sur ma crème de douceur ♥

Les recettes en photos ci-dessous : Mousseline potimarron pomme abricot, Crème de patates douces & curry doux, Purée de céleri-rave & maïs mauve.

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La cuisson avec l’huile de coco est-elle meilleure pour notre santé ?
L’huile de coco a un point de fumée différent, en fonction de sa qualité :
raffinée, elle oscille aux alentours de 230°C
non raffinée (celle que j’utilise), elle se situe autour de 180°C

Il en est de même pour toutes les huiles : leur point de fumée est influencée par leur qualité.

Les huiles « tropicales » (coco & palme) sont habituellement hydrogénées par les industriels : on les trouve donc majoritairement sous cette forme. Or, hydrogénées, elles sont plus stables à la chaleur (ce qui est un bon point pour la cuisson), mais elles ont tendance à faire élever notre taux de cholestérol.
En revanche, sous leur forme non hydrogénées (elles sont plus rares, car peu de fabricants la proposent ainsi), elles sont plus sensibles à la chaleur, mais font n’impactent pas notre taux de cholestérol.

Lorsque l’on souhaite (occasionnellement) cuisiner à haute température, voici quelques conseils :
– privilégier les acides gras saturés (plutôt que les mono-insaturés)
– choisir des matières grasses qui contiennent très peu d’acides gras essentiels (la coco en contient moins que le beurre, ou l’olive), car ces derniers, même s’ils sont présents en petite quantité, se trouveront affectés par la chaleur
– privilégier des acides gras MTC

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L’huile de coco &  beauté & cosmétique

Ses propriétés beauté
L’huile de coco est très intéressante en cosmétologie de par ses nombreuses propriétés, que ce soit cutané ou capillaire :
• elle convient à tous les types de cheveux. Oui, oui… Tous : les fins, les épais, les bouclés, les fourchus…
C’est merveilleux, non ?
Elle nourrit en profondeur les cheveux, et lisse la fibre capillaire, ce qui donne un rendu brillant
• Pour notre jolie peau, l’huile de coco, comme tout huile, a des propriétés nourrissantes.
Elle aide à apaiser les rougeurs cutanées dues à une exposition au soleil non adaptée (trop longue, aux mauvaises heures, ou sans protection).
Elle convient pour les peaux sèches, abîmées, gercées / crevassées, et celles qui manquent d’élasticité.

Comment l’utiliser ?
Personnellement, je ne saurai plus me passer de cette fabuleuse huile dans mes rituels beauté
Cela fait plus de 8 ans que je l’utilise pour ma peau, et mes cheveux.

On peut l’utiliser de plusieurs manières, en voici quelques-unes :
♦ Pour nos cheveux, l’huile de coco peut être utilisée en masque : appliquée quelques heures (la veille au soir, par exemple, si l’on se lave les cheveux le matin), elle permet de nourrir en profondeur, et une fois le shampooing fait, et les cheveux séchés… c’est de la brillance garantie ♥
J’aime aussi l’utiliser dans mes préparations de henné : certaines marques sont plus assèchantes que d’autres, et l’ajout d’huile peut aider nos cheveux à ne pas souffrir d’un potentiel déssèchement.
♦ L’huile de coco peut être utilisée comme démaquillant.
Comme toute huile, elle est merveilleuse & économique pour effectuer ce geste quotidien.
C’est personnellement l’huile que j’utilise depuis près de 4 ans pour me démaquiller : ma peau est toute douce & bien nourrie, ce qui me permet de n’utiliser aucune crème ni soin de nuit.
Et, en plus, ma peau dégage un léger parfum de coco ♡
Pour l’utiliser, il n’y a pas de mode d’emploi parfait : chacune peut avoir sa manière bien à elle d’utiliser une huile en démaquillant.
D’ailleurs, il est fréquent & légitime d’être prise au dépourvu, lorsque c’est la première fois que l’on utilise une huile pour se démaquiller, alors que l’on a été habitué à d’autres produits du commerce : on tâtonne, on en met trop, pas assez, on trouve notre peau beaucoup trop grasse (alors qu’après notre démaquillant du commerce, on met une crème)…
Il faut parfois un peu de temps pour se familiariser avec la méthode qui nous conviendra.
Pour ma part, voici comment je procède :
1- Je me mouille le visage avec l’eau du robinet. J’utilise de l’eau chaude à tiède (non froide) : ce détail est important pour les utilisatrices qui opteront pour l’huile de coco, car elle «fondra» au contact de la chaleur plus facilement.
2- Je prends une petite noisette d’huile de coco dans ma main droite (gauche si vous êtes gauchère), et je passe la petite noisette partout sur mon visage en insistant bien sur les zones que l’on a le plus maquillées (pour moi, ce sont les yeux). La quantité d’huile nécessaire varie en fonction de chacune (nature de votre peau, et quantité du maquillage utilisé).
Il vaut mieux en prendre trop peu (on peut ainsi en rajouter), plutôt que d’en prendre de trop.
3- Je prends un coton que je m’humidifie légèrement (quelques gouttes d’eau chaude du robinet dessus suffisent – il ne faut pas qu’il soit trempé), je rajoute une mini-riquiqui noisette d’huile sur le coton, et je le passe plusieurs fois sur le visage, en insistant sur les zones les plus maquillées (les yeux pour moi donc).
Celles qui utilisent un peu plus de maquillage pourront avoir besoin de passer 2 cotons.
Depuis plus de 3 ans, j’ai opté pour des cotons lavables : j’apprécie l’aspect écologique, et économique.
4- Ensuite, je peux rincer ou non mon visage… Tout dépend de mon envie & mon ressenti du jour.
Lorsque je rince, je rince simplement à l’eau tiède, et me sèche le visage avec une petite serviette.

demaquillant

Conclusions

Précaution face aux sources d’information
De nombreux chercheurs ont étudié les effets de la consommation de l’huile de coco, ainsi que son impact sur notre santé & notre métabolisme. Cependant, il faut être vigilant quant au type de l’étude : il existe plusieurs types d’études, et certaines ont plus de poids que d’autres.
Il faut également veiller à la source des articles que l’on trouve sur internet : posons-nous quel en est l’auteur ? Qui est-il ? Certains articles ont été écrits par des fabricants et/ou revendeurs d’huile de coco (on peut alors se poser la question d’un certain parti pris…), et un (très) grand nombre d’articles ont fleuri ces derniers mois à son sujet, et ont été écrits par des auteurs n’ayant pas de formation lié à un domaine de la santé et/ou de l’alimentation : ces sources avancent parfois des points intéressants, mais sans réelle explication.

Prudence face à certains engouements
L’huile de coco & notre transit : un très grand nombre de sources recommandent l’huile de coco pour améliorer notre transit.
Ce conseil est basé sur une réalité physiologique très simple : tout corps gras pur (huiles, beurre, ghee) facilitent notre transit en lubrifiant nos intestins.
Or, si ce conseil est donc pertinent, le mettre en avant comme une des merveilleuses spécificités de l’huile de coco est très largement exagéré : cela me rappelle l’argument de vente des sucettes « Chu*a Ch*ps » qui mette en avant, sur leur emballage que leurs sucettes sont « 0% de matière grasse » : logique pour une substance composée de 100% de sucres.
L’huile de coco facilite donc notre transit : cela est vrai… et également le cas pour absolument toutes les huiles.
L’huile de coco & la minceur : se reporter au paragraphe «Chaîne moyenne (MCT) VS chaîne longue (LCT)» vu précédemment.
L’explication est quelque peu technique, mais passionnante ✩

Une huile admirable pour beaucoup ♥
L’huile de coco est une huile admirable pour beaucoup d’utilisations (cuisine, beauté), de profils Naturopathiques, et certains cas particuliers (ablation de la vésicule biliaire, soucis hépatiques, certaines dysbioses intestinales : tous, bien sûr, en plus d’une hygiène de vie adaptée à chacun).

Ceci étant dit, il m’est important de souligner que cet article n’a pas pour but de faire la promotion des acides gras saturés, ou de l’huile de coco, mais uniquement d’exposer de manière la plus claire possibles ses différents atouts, et les différents mécanismes physiologiques que sa consommation entraîne.
Comme nous l’avons vu, il existe différents types d’acides gras : certains sont métabolisés différemment par notre organisme, et leurs propriétés nutritionnelles sont différentes.
Or, même si certains acides gras saturés ne sont pas dommageables à un même degré pour notre santé, la consommation d’acides gras insaturés (oméga 9, 6 et 3) reste importante & à privilégier pour le bon fonctionnement de notre organisme.

Au-delà de tout cela.
Au-delà de ces informations précieuses, riches, denses, parfois difficiles de par leur aspect biologique, chimique & physiologique.
Garde précieusement.
En soi, en vous, en nous, en chacun.
Qu’il est toujours important de faire preuve de prudence.
Essayer de comprendre, par soi-même, au-delà des informations que l’on lit, ou entend.
Garder aussi précieusement. En chacun.
Que la Nature est immense, généreuse, et merveilleuse.
Qu’un très grand nombre des denrées qu’elle nous offre ont des richesses formidables à nous offrir.
Mais qu’aucune n’est parfaite, et que la diversité, la juste quantité, et qualité est importante.
Que tout doit être adapté au fil du temps, à nous, à notre évolution, à nos goûts.

L’huile de coco est merveilleuse.
Comme beaucoup (beaucoup) de denrées.
Ce qu’elle a à nous offrir est précieux, mais a aussi certaines limites.
L’utiliser donc en conscience de ce qu’elle est réellement.
Et, la savourer pour ce qu’elle est : un doux trésor de la Nature.
Comme tant d’autres qui nous tendent les bras ♥

HV liquide cuillere

Où en trouver ?

L’engouement de la noix de coco a fait fleurir un (très) grand choix d’huile de coco au cours de ces dernières années.
Les qualités de l’huile, ainsi que son goût varient d’une marque à l’autre.
On en trouve ainsi qui sont certifiées biologiques et/ou équitables, certaines sont désodorisées (on leur fait subir un processus spécial lui enlevant toute odeur), d’autres raffinées
Certaines sont vierges, et d’autres extra vierges.
Un vrai labyrinthe cocoté.

Au cours de ces dernières années, j’ai pu tester & goûter à plusieurs marques différentes, voici mes 2 préférées, tant d’un point de vue gustatif que qualitatif :

Amanprana

Cette huile est extraite à froid, et est de qualité biologique, équitable (ils reversent une partie de leur chiffre d’affaires à une association), ni raffinée & désodorisée, elle est également extra vierge.
Je l’achète sur les salons bio, ou sur Amazon : on la trouve en pot de 325 ml (clic) ou en pot de 1600 ml (clic).

 

Jax Coco ♡

Il s’agit de ma préférée des deux.
Elle est de qualité biologique, est certifiée équitable, et est extra vierge.
Elle est produite par triple centrifugation : ce procédé unique permet de séparer l’huile de coco de l’émulsion de lait de coco, ce qui entraine une préservation optimale & supérieure aux autres procédés utilisées par les autres marques.
Sa composition est donc légèrement différente des méthodes de pression à froid :
• 0% de peroxyde (les autres huiles de coco en contiennent mais en général ne le mentionne pas),
• seulement 0,05% d’acides gras libres (les autres en contiennent plus),
• une portion journalière de 15 ml d’huile contient 13,8g de lipides, mais aussi 5g de glucides (non présentes si l’huile a été extraite par une pression à froid).
Ce procédé unique de triple centrifugation à basse température permet d’obtenir une huile avec une belle texture, un arôme subtil & une saveur délicate.
Plus d’informations en anglais sur cette page.
J’achète la mienne sur leur site internet du revendeur français officiel ici (clic), ou sur Amazon : elle existe en pot de 400ml, et en pot 35ml (parfaite pour voyager).

 jax coco huile

Sources : mes connaissances acquises durant ma formation, Wikipédia, Passeportsanté, Aromazone, The Huffington Post, Organicfacts.net, Bart Maes, Esanté, Superfood de David Wolf.

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41 commentaires

  1. Catherine Brochu

    Je ne sais pas si cela est vrai mais il paraît que les acides gras saturés sont essentiels à l’absorption des protéines… Peut-être ici un autre bienfait de l’huile de noix de coco.

    Mardi 24, juin 2014 à 22h55
  2. Joumel

    Bonjour Mély,

    J’ai été attirée par la recette des patates douces et curry doux mais je n’ai pas trouvé la recette. Serait-il possible de m’indiquer la rubrique ou je peux la trouver.

    Merci encore pour cet article très enrichissant sur l’huile de coco.

    Catherine

    Jeudi 26, juin 2014 à 18h34
  3. Mély

    @ Joumel : Bonjour ❀
    Merci pour ton petit mot : il m’a permis de me rendre compte qu’il aurait été utile & pratique que je glisse les liens de ces 3 recettes (que j’aime énormément… surtout, justement, la curry coco que je fais très régulièrement durant la saison froide ♡ ).
    Grâce à ton intervention, j’ai donc édité mon article pour y glisser les liens associés à ces 3 recettes, et voici celle de la purée curry coco aux patates douces (clic) : tu as eu du mal à la trouver, car elle n’a pas d’article recette associé, et je l’avais glissé dans l’article sur L’Épicerie de Bruno, car c’est chez lui que je me suis procuré ce curry très doux aux notes cocotées que j’aime tant ♥
    Je sais que Bruno est en rupture en ce moment (j’ai été faire des petites emplettes il y a 10 jours) : mais tu peux l’appeler pour lui demander s’il en a encore, car il en gardait précieusement de côté, je crois, pour les habitués… Petite information à vérifier, et à guetter ses réapprovisionnements (et j’espère fort fort qu’il le fera une fois que la saison froide sera revenue).
    Douce découverte subtilement épicée ✭

    Vendredi 27, juin 2014 à 8h20
  4. Joumel

    Merci pour le lien. Je vais voir tout de suite.

    Vendredi 27, juin 2014 à 18h47
  5. Shadia

    J’ai aussi adopté l’huile de coco ! Elle ne m’a encore jamais déçu.

    Lundi 30, juin 2014 à 11h51
  6. morgane

    Hello,

    J’aimerais adopter l’huile de coco dans mes préparations culinaires mais j’ai peur que le goût soit trop prononcé (je n’aime pas trop le goût de la noix de coco). Pour Noël j’ai suivi une recette de bûche et dans le glaçage il y avait de l’huile de coco, du coup j’ai laissé tombé cette partie par peur que ça deviennne une bûche goût noix de coco.
    Est ce que l’huile de coco apporte vraiment un goût dans les plats ?
    Merci d’avance de ta réponse.
    Ton article est très intéressant au passage.

    Mercredi 7, janvier 2015 à 13h43
  7. Sabine

    Quelqu’un m’a dit un jour: « il n’y a jamais de hasard »; Je suis ravie d’être « tombée » sur votre site car il m’a confortée sur le fait que bien se nourrir est vital!
    J’en ai la preuve personnellement avec l’une de mes filles qui s’est vu très tôt ses eczémas et autres soucis disparaitre en remplaçant le lait de vache par des lait végétaux (horreur dans la famille! mais plus aucun prise de médicaments) !
    Quant à ma grande, adapte de nourriture « facile » je la convaincs peu à peu que ses douleurs abdominales s’en iront avec mes conseils (tirés de votre merveilleux site!) sur les nutriments et apports bénéfiques!
    J’ai 55 ans et les bobos pas beaux qui suivent alors que ma profession me demande force mentale et ressource physique au quotidien. Et puis je veux continuer mon chemin de vie en bonne santé…
    Mais même en évitant beaucoup d’ingrédients nocifs, je n’avais pas les clés pour arriver à une cuisine efficace!
    Il n’est pas étonnant pour moi d’atterrir sur la page ‘Noix de coco » ingrédient que j’ai toujours apprécier depuis toute petite et suis ravie des bienfaits qu’elle apporte! Et ne me lasse pas de parcourir toutes vos précieuses suggestions au fil des pages…
    Merci mille fois du bienfait que vous apportez vous- même, petite fée !
    PS: Lors de ma commande récente sur « NutriNaturel » je vous est désignée en tant que « parrain »!

    Samedi 4, avril 2015 à 13h19
  8. Amélie

    Bonjour,
    Votre article est très intéressant, j’ai cependant une question:

    J’ai une peau à problème et je prends des médicaments puissants pour traiter mon acné et je voulais savoir si le fait d’utiliser l’huile de coco n’allait pas provoquer des effets secondaires tels que des sortes de « germes  » avec les bactéries présentes dans la peau. Une amie m’a dit cela et je ne sais pas comment vérifier cette information. Pouvez vous m’éclairer ?

    Merci d’avance et bravo pour cet article extrêmement intéressant et bien rédigé.

    Mercredi 8, avril 2015 à 20h13
  9. Mély

    @ Amélie : Bonjour,
    Selon moi, l’impact qui aura le plus de conséquence sur votre peau (acné, inflammation, etc.) sera d’autres facteurs que votre nettoyant (huile de coco ou autre), tels que votre alimentation, le stress, et d’autres facteurs environnementaux (maquillage, produits appliqués sur la peau, etc.).
    L’huile de coco, douce & nourrissante, comme la majorité des huiles, sont extrêmement intéressantes pour la cosmétique naturelle dont le démaquillage. Comme toutes huiles végétales, certaines personnes peuvent réagir (notamment les noix à coques), à voir donc au cas par cas.
    Bon courage ♪

    Mardi 14, avril 2015 à 13h12
  10. Valérie

    Bonjour,
    j’aime beaucoup votre blog, mais étant tombée sur cette page, j’ai tout à coup un gros doute sur les réels bénéfices pour la santé de l’huile de coco.
    http://www.vegetarisme.fr/wp-content/uploads/2014/03/F20-Les-huiles.pdf
    Je cite : « Les graisses de palmiste et de coco sont souvent appelés « huiles lauriques » car leur teneur en acides gras saturés est quantitativement dominée par l’acide laurique (C12:0) au lieu de l’acide
    palmitique (C16:0), comme dans la plupart des autres graisses. L’acide laurique exerce un effet quantitativement un peu plus important sur les HDL que sur les LDL mais il augment néanmoins le taux des deux classes de lipoprotéines ainsi que le cholestérol total.
    En tout cas, puisque l’action athérogénique descend de la présence des trois acides gras contenant de 12 à 16 atomes de carbone, cette différence ne rend pas les « huiles » de palmiste et de coco moins dangereuses que l’huile de palme. Au contraire, il s’agit des graisses encore plus saturés que l’huile de palme, donc encore plus dangereuses. En effet, les huiles de palmiste et de coco sont celles qui manifestent l’effet hypercholestérolémique le plus important, suivis par l’huile de palme et le beurre [1]. »
    Merci de nous donner votre avis,
    cordialement
    Valérie

    Mercredi 15, avril 2015 à 10h27
  11. Mély

    @ Valérie : Bonsoir ✩

    Il est vrai que beaucoup de vendeurs / producteurs français, européens & américains utilisent des arguments faussés en guise d’arguments marketing, notamment en détournant des vérités physiologiques (corps humain) ou chimique (en lien avec l’huile elle-même), en extrapolant ensuite des déclarations utilisant des termes scientifiques assez complexes… ce qui fait perdre le lecteur (consommateur) en route qui finit par croire le message de fond (« consommer de l’huile de coco, c’est bon pour la santé » !).
    À travers une mise à jour assez complète durant l’été 2014, j’ai tenté de répondre à certains de ces points, en les reprenant un à un.
    L’article que vous avez mis en lien traite des huiles (et beurres), et fait mention de l’huile de coco à plusieurs reprises.
    Dans le passage copié, les faits cités sont vrai, mais 2 extrapolations sont fausses.

    Vrai :
    - le nombre de carbones & la nature des acides gras saturés (laurique vs palmiste)
    - l’impact sur le cholestérol (HDL & LDL)
    - l’huile de coco est plus saturée que l’huile de palme

    Extrapolation (erronée / exagérée) :
    -  » [...] donc encore plus dangereuses  » : les acides gras saturés ne sont pas néfaste pour la santé, c’est leur surconsommation qui l’est (et dans notre société actuelle, où les produits laitiers, produits préparés, et produits animaux sont surconsommés, on a tendance à trop en consommer, effectivement).
    Le cholestérol est nécessaire dans plusieurs processus physiologiques (hormonal entre autre, mais pas que), et n’est pas à bannir totalement de notre alimentation.
    Comme je l’ai dit ici, on peut être omnivore, végétarien et végétalien en mangeant de manière non équilibrée et/ou saine… comme on peut être omnivore, végétarien & végétalien & manger sain.
    Les personnes mangeant trop de produits transformés ou préparés consomment naturellement plus d’acides gras saturés que les personnes préparant eux-mêmes leurs plats (et mangeant sains), et les omnivores encore plus (produits laitiers + animaux).

    J’espère que ces mots vous permettront d’y voir plus clair ♡

    Vendredi 17, avril 2015 à 21h20

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