13 ans d’aménorrhée (+ TCA dont anorexie)

Pendant 13, j’ai été touchée par une aménorrhée.
13 ans, c’est long.

J’ai été anorexique, aussi.
Puis, après m’être sortie de cette maladie, qui est une forme de dépression, j’ai eu un rapport très compliqué avec l’alimentation.
Le SII a compliqué les choses, dans le sens qu’au lieu de vivre un trouble psychique impactant mon corps, c’était un trouble physique qui impactait mon corps.

Ce fût des expériences de vie très difficiles, très complexes.
Mais, aujourd’hui, je suis sortie de tout cela, et je suis venue vous en parler.

La vidéo de mon témoignage sera longue, et je m’en excuse par avance.
J’ai beaucoup de choses à dire, à partager, et je vais donc la structurer en différentes parties.
Pour la compléter, j’ai également prévue de sortir, d’ici 3-4 jours, une seconde vidéo pour tenter de combler le plus possible d’interrogations, pour vous transmettre le plus d’informations possibles.

Avant de plonger dans la vidéo, je souhaite vous dire que je n’ai pas de tabou sur cette phase de ma vie : ni sur mon anorexie, ni sur mon aménorrhée. J’en parle facilement et librement avec mes proches (et par là j’entends « ma famille et mes amis »), quand ceux-ci souhaitent me poser des questions.
Mais c’est autre chose d’en parler publiquement, sur internet.

J’ai travaillé 3 semaines à temps plein pour écrire sur papier, puis filmer et monter tout ce que je souhaite partager, pour essayer de ne rien oublier, pour tenter de transmettre le plus justement mon témoignage, mon histoire, mon combat, ma victoire… et ainsi, peut-être, aider d’autres personnes ayant vécu ou vivant des expériences similaires.

 

⬇︎ Ci-dessous la vidéo + ses différentes parties ⬇︎
⬇︎ Ci-dessous, aussi, le texte de la vidéo (pour ceux préférant lire) ⬇︎

 



 

Différentes parties

00:01 Introduction
01:51 Annonce du plan
04:07 Pourquoi j’ai décidé de faire cette vidéo ? Pourquoi maintenant ?
08:48 Quelques définitions et notions
14:14 Tout a commencé : Timeline de l »anorexie
38:31 L’aménorrhée
42:23 Les démarches que j’ai effectué (pour tenter de retrouver mes règles)
46:16 Pourquoi j’ai refusé les traitements possibles
49:30 Syndrome de l’intestin irritable et l’impact qu’il a eu sur mon rapport au corps + alimentation
53:06 Aujourd’hui… où j’en suis ?

 


 

« Pourquoi j’ai décidé de faire cette vidéo ? »
« Pourquoi maintenant ? »

Pour la même raison que tous les contenus que j’ai réalisé depuis les 13 ans où j’ai créé Le Chaudron Pastel : pour aider, inspirer, rassurer, et tenter d’amorcer un cheminement bénéfique pour d’autres.
Pour continuer à être authentique et vulnérable, comme je l’ai toujours été. Ce qui est parfois difficile, car je tiens à ma vie privée, mon jardin secret. Subtil équilibre, mais je crois pouvoir dire que j’y arrive plutôt bien.

L’anorexie, les TCA, et les problèmes hormonaux sont des sujets tabou qui n’ont pas lieu d’être.
Je souhaite de tout mon coeur participer à briser ce tabou en prenant la parole.
Je n’ai pas honte d’avoir vécu ces expériences, pas honte de mon passé, de celle que j’ai été, et celle que je suis aujourd’hui. Personne ne devrait avoir honte d’être malade, ou d’avoir des déséquilibres hormonaux.
Sans se complaire dedans, on doit pouvoir s’aimer pendant que l’on vit cette ou ces périodes.

Vu mon histoire, le sujet de la diversité corporelle, que l’on retrouve parfois sous le terme « bodypositif » est extrêmement important à mes yeux. J’aimerai en parler davantage. Que ce soit sur Instagram ou dans mes articles.
D’ailleurs, vous avez peut-être pu remarquer que j’ai intégré la notion de diversité corporelle dans mon tableau comparatif sur les culottes menstruelles.
J’aimerai en parler plus, œuvrer plus en ce sens. Et je pense que partager publiquement mon chemin ne fait que renforcer le potentiel discours, partages et créations que je ferai en ce sens aux yeux des autres.
Nous pouvons tous et toutes (et devrions) œuvrer pour une société où sera brisée la tyrannie des injonctions des corps parfaits.
On peut tous les faire, nul besoin d’avoir vécu ce que j’ai vécu. Mais quand on a vécu l’enfer de l’anorexie, et que l’on s’en sort, qu’on fait l’effort de comprendre et de défaire des constructions de la société dans ce sens, on est, quelque part, autrement forts (peut-être) que d’autres.

Depuis environ 5-6 mois, j’ai l’impression d’avoir commencé un nouveau chapitre dans ma vie.
Ça serait difficile à mettre des mots dessus tellement elle est forte et touche plusieurs facettes de ma vie : personnelle, amoureuse, professionnelle où je me sens pousser des ailes. Où j’ose plus, m’affirme plus.
Le Chaudron Pastel ayant toujours été le reflet de moi-même, j’ai voulu que ce changement s’inscrire par un changement dans ma bannière. À l’heure où je publierai cette vidéo, ma graphiste est en train de travailler sur cette renaissance visible sur mon site.
Alors, plutôt que de simplement changer ma bannière, je souhaitais que vous compreniez cette renaissance, je souhaitais vous inclure dans ce nouveau chapitre.

 


 

Disclaimer

Je tiens à vous préciser quelque chose d’important pour le reste de la vidéo et la deuxième vidéo à venir : dans cette vidéo, ce n’est pas Mély, la Naturopathe, qui s’exprime. C’est, Mélanie, la jeune femme, l’être humain que je suis.
À quelques rares occasions, j’aborderai la Naturopathie, mais le préciserais à chaque fois.

Je ne suis pas psychologue ou sociologue, et je ne m’estime pas être spécialisée dans les TCA, ni dans les troubles hormonaux, même si, bien évidemment, vu mon parcours personnel et ma formation professionnelle, j’ai acquis quelques connaissances sur le sujet.

 


 

Définitions

 

Pour commencer, j’aimerai définir quelques mots, expressions et notions : certains sont très connus, d’autres moins connus, et tous sont nécessaires pour la bonne compréhension de mon témoignage :

 

Aménorrhée

C’est l’absence de règles : ne pas avoir ses règles. Il existe des aménorrhées primaires (quand on n’a jamais eu de règles), et secondaires (quand on a déjà eu ses règles, et qu’elles ont cessé de venir).
Personnellement, j’ai eu mes premières règles à 12 ans, et elles ont disparu en mars / avril 2005, et ne sont revenues qu’en août 2018.
J’ai donc souffert pendant 13 ans d’aménorrhée secondaire.

 

TCA – Troubles du Comportement Alimentaire

Désignent des troubles – comme son nom l’indique – du comportement alimentaire.
Les plus connus sont :
– l’anorexie mentale (privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, entrainant souvent l’amaigrissement de la personne à un poids pouvant la mettre en danger et/ou impactant son métabolisme),
– la boulimie (plusieurs formes : vomir, privation ou sportive),
– l’orthorexie (l’obsession de bien manger et de contrôler tout ce que l’on mange),
– et l’hyperphagie (manger en grande quantité, souvent de manière compulsive, sans être à l’écoute de sa faim et satiété).

 

Anorexie mentale

Dans cette vidéo – et dans la prochaine vidéo – je ne traiterai pas de l’anorexie physique qui est l’amaigrissement du corps dû à un problème digestif ou physiologique, par exemple d’assimilation.
Ici, je parlerai uniquement de l’anorexie mentale.

 

« Binge Eating »

À ma connaissance, il n’y a pas d’équivalent en français : si vous êtes psychologue, ou spécialisé dans les TCAs, et que vous connaissez l’équivalent, sentez-vous libre de me le mentionner.
C’est une expression anglaise que l’on pourrait traduire par « compulsion alimentaire » (sans basculer dans la boulimie).
Il y a donc un rapport à l’alimentation qui n’est pas « fluide », naturel où l’on vit des compulsions alimentaires, où la culpabilité suit souvent.
Ce trouble n’est pas classé comme une pathologie psychologique ou physique (à ma connaissance).
Cependant, c’est un trouble qui est très présent dans la société, beaucoup plus qu’on peut le penser, même – et surtout – de personnes n’ayant pas vécu de TCA « graves » (anorexie, boulimie).

En parallèle de cela, il y a toutes les personnes qui, sans avec des compulsions alimentaires, ont un lien compliqué avec la nourriture : restriction, culpabilisation d’avoir pris un dessert ou manger ceci ou cela. Penser trop souvent à ce qu’on mange, à notre corps, à notre poids.
J’y reviendrai plus loin dans les deux vidéos.

Pour vous raconter mon histoire, j’ai songé que la raconter en suivant un ordre chronologique était ce qui avait le plus de sens :

 


 

Tout a commencé…

Anorexie

2005 – janvier la descente aux enfers a commencé. Sans que je le sache vraiment, sans que je le comprenne.
J’expliquerai avec plus de détails comment ça a commencé et dérapé, dans ma prochaine vidéo.

2005 à été 2006 J’ai perdu 20 kilos.
Je me suis emmurée dans un silence, une déconnexion totale avec la société.
À l’époque, après 3 ans passé sur Paris pour faire une license d’anglais, je suis revenue vivre en Picardie avec mes parents. Pendant un an et demi, j’ai coupé tout contact. Avec mes amis d’enfance, mes amis de lycée, mes amis de fac. Même avec mes parents, avec qui j’habitais, je leur adressais peu la parole.
Il y avait une exception… Elle se nomme Gael. Une connaissance qui est devenue ma lanterne dans cet enfer fait de gris et de froid. Durant ces deux années, je crois que je ne l’ai jamais vue. Mais elle a été présente, par écrit, par e-mail. Il ne s’est pas passé une semaine sans qu’on s’écrive, et en général plusieurs fois dans la semaine, si ce n’est tous les jours. C’était mon seul contact avec le monde, avec la réalité. Je reparlerai d’elle dans ma prochaine vidéo.

2006 – été j’ai accepté de voir un psy, et j’ai commencé un travail avec lui.
Avant cela, malgré le fait que j’avais eu pris conscience en août 2005 que j’avais un problème, je ne me sentais pas prête. Ce n’est pas vraiment que je n’étais pas prête à m’en sortir : c’était plus que l’anorexie a été, pour moi, une sorte de protection. Pour comprendre ce point, il est vraiment important de comprendre que chaque malade atteint d’anorexie ont leur propre histoire, leurs propres causes, troubles, et vivent d’ailleurs la maladie différemment.
Pour moi, l’anorexie, avait été une manière de me protéger par rapport à des expériences sociales (là aussi, j’en parlerai dans ma prochaine vidéo).

2006 à 2009 Il y a eu des hauts et des bas. Physiquement et psychologiquement.
Trois pas en avant, un pas en arrière. Quatre autres en avant, trois en arrière.
J’ai eu une rechute en terme de poids, courant 2008 où j’ai reperdu 8 kilos.

Été 2009 Cet été, il s’est passé quelque chose qu’encore aujourd’hui, je n’explique pas, et ai beaucoup de mal à décrire d’un point de vue cartésien ou intellectuel.
Un jour durant cet été, j’ai ressenti quelque chose en moi s’allumait. Si je devais mettre des mots dessus, je dirai que c’est comme une flamme qui s’est allumée. Une flamme vacillante, faible et petite, mais que je sentais indestructible. Une flamme qui ne m’a jamais quittée depuis.
Au-delà de l’amorce d’une guérison, cette flamme symbolisait, et symbolise toujours quelque chose qui allait au-delà de l’anorexie. Comme une sorte de confiance totale en la Vie, en ce qui est, en ce qui sera.
C’est vraiment difficile à expliquer en mots.
Si vous me suivez depuis un moment, vous vous souvenez peut-être des fois où j’ai exprimé que j’ai une Foi totale en la Vie, en ce qui est. Elle vient de là, elle est née cet été.
Bien que mon envie de m’en sortir, concrétisée par le début d’un travail sur moi en 2006, datait de 3 ans, ce n’est que cet été que j’ai ressenti une force m’envahir.
Même encore aujourd’hui, je ne sais pas ce que c’est. D’ailleurs, je pense que je préfère ne pas comprendre intellectuellement que c’est. Parfois, certaines choses existent sans qu’on puisse les expliquer.
Et c’est ainsi qu’elles sont les plus belles.

Dans la vidéo, j’ai inséré des photos de moi : avant l’anorexie, et plusieurs pendant ma descente aux enfers. Attention, je préfère vous prévenir, les dernières sont très difficiles à voir.

2009 à 2010 j’ai découvert l’alimentation saine / alternative – appelez ça comme vous voulez : ça m’a beaucoup aidée à mieux et plus m’alimenter : j’ai ré-intégré beaucoup de choses, notamment d’aliments interdits. J’ai arrêté de peser et de calculer (en terme de calories) ce que je mangeais.
Ça, en soit, après plus de 5 ans, c’était énorme comme étape.
Avec le recul, je sais que ça m’a été autant bénéfique qu’illusoire : une sorte de pansement sur un autre pansement (je reviendrai sur ce point juste après).
Mais, bien sûr, je ne regrette rien, car j’ai découvert la Naturopathie, et même si ce passage était édulcoré, il m’a beaucoup aidée.

2010 à 2015 mon état physique et psychologique allaient mieux. Beaucoup mieux. Je venais de tellement loin.
J’ai repris quelques kilos (environ 6-8), mais restais très mince / maigre, en tout cas en dessous de mon poids de forme.
Même si je ne suis pas médecin et psy, je dirai que je n’étais plus anorexique (surtout si on comparait la Mélanie de l’époque avec celle de 2005), mais… mon rapport avec l’alimentation restait compliqué. Compliqué dans le sens que même si je ne calculais plus, ni ne pesais plus, je faisais très attention : autant en terme de qualité que de quantité (à vue d’œil). Je pense que j’ai frôlais l’orthodoxie. Ou peut-être que je l’ai été d’ailleurs, au début des années 2010, je ne sais pas trop.
Mon rapport au corps était étrange : mon poids était en sous-poids, sans que je le sache vraiment. Forcément, quand on prend 8 kilos, pour une ancienne anorexique (ou anorexique tout court), c’est beaucoup.
Je restais stable, et ça m’allait. Dans le sens que prendre plus était inconcevable.
Je continuais de me peser tous les jours, et le fait d’imaginer de ne pas le faire était une source d’angoisse.
C’est là qu’on voit toute la subtilité et le fossé qu’il peut y avoir entre :

  • l’anorexie : ce que j’estime avoir été jusqu’à 2010.
  • et l’après : qui n’est peut-être plus pathologique, mais qui n’est pas non plus « normal ».

Alors… on peut aussi se poser la question : « Qu’est-ce que la normalité ? ».
En terme d’alimentation et de corps, je pense que c’est avoir un rapport fluide, assez intuitif, et qui ne pollue pas nos pensées.

Fin 2014 à 2017 durant cette période, j’ai été en couple avec un homme. Et, on en vient à une période où s’est ajoutée une « complication ».
Cette partie est un peu délicate a abordé, car elle inclut une tierce personne. Le reste de cette vidéo, et toute la deuxième vidéo qui sortira d’ici 3-4 jours, me concerne, et je suis donc libre de choisir de dire tout ce que je désire partager.
Cependant, afin que mon témoignage et mon parcours soient le plus authentiques, transparents et complets, il y a certaines choses qui doivent être dites. J’ai donc essayer de trouver un équilibre entre ce dont j’ai besoin de formuler pour la bonne compréhension de bon parcours et ce que je préfère taire par respect pour cette personne. J’espère que vous comprendrez.

[ J’ouvre une parenthèse nécessaire, où on va faire un petit retour dans le temps : je ne me souviens plus de la date exacte, mais en 2008 ou 2009, ma sœur a réussi à m’obtenir un rendez-vous avec un médecin dont la réputation est très grande dans les TCA : le Dr Cocaul.
La première chose qui m’a dit lors de notre rendez-vous, ça a été de me dire que je ne me sortirai jamais de l’anorexie, et qu’il fallait que je m’y résolve.
Je me souviens avoir été très en colère contre ce médecin, censé être expert, et surtout censé m’aider.
Je lui en voulais de me dire cela alors que je voulais m’en sortir, que je voulais me battre.
Ce qu’il voulait dire par là – et il me l’a expliqué après – c’est qu’environ 80% des personnes ayant vécu des TCA peuvent « guérir » de leur TCA (anorexie ou boulimie), mais qu’ils ou elles conserveront jusqu’à la fin de leur vie un rapport avec l’alimentation difficile, compliquée, et que ça ne sera jamais fluide, intuitif.
En d’autres termes : qu’environ 80% des personnes ayant vécu des TCA ne retrouvent jamais un rapport normal avec la nourriture.
La colère s’est peu à peu mue en acceptation, en une forme de résilience.
Au fil du temps, j’ai fini par accepter le fait que je devrais vivre toute ma vie avec un rapport « difficile » avec la nourriture. Ce qui, dans un sens, n’était pas si terrible que cela, après l’enfer que j’avais connu pendant 5 ans.
Ma progression était déjà énorme.
Donc, au final… ce ne me paraissait pas si grave que cela.
Avec le recul, même si je pense que la franchise de ce médecin était quelque chose de « bien » dans le sens que c’était honnête de sa part, je pense qu’il aurait pu exprimer cela différemment. Mais bon, c’est comme ça.
Je ferme la parenthèse, et j’en reviens à cette histoire ayant compliqué mon lien avec la nourriture, mais ayant aussi, quelque part, propulser mon cheminement au final. ]

J’ai été en couple avec un homme qui s’est montré indélicat envers mon corps de deux différentes manières.
La première manière, ça a été par rapport à mon corps. Il m’a eu dit plusieurs fois qu’il fallait que je fasse attention à mon poids, m’a fait remarquer que j’avais beaucoup de cellulite, et que c’était bizarre d’en avoir autant (alors que j’étais en plus « fine »). Il a également beaucoup insisté pour que je fasse du sport pour me « tonifier ».
Lors de notre anniversaire de 2 ans de couple, on s’est échangé des souhaits pour notre couple pour les années à venir. Et il m’a dit mot pour mot : « Je souhaite que durant l’année à venir, tu retrouves un corps potable. » Ce sont ces mots exacts. Je faisais alors 53 kilos pour 160 cm. La pression qu’il a exercé sur mon corps a duré les 2 premières années de notre couple (sur 3).
La troisième et dernière année où l’on a été ensemble, il a cessé, après que j’ai fini par exploser de ce trop plein de pression, et que je lui ai exprimé que son attitude n’était pas normale. De cette grosse dispute (qui a plus été un coup de gueule), j’ai réussi à obtenir son silence. Qui dit silence ne dit pas forcément changement de sa manière de voir…

La troisième et dernière année où on a été ensemble, il n’a plus exprimé aucune réflexion sur mon corps… mais il m’a mis une pression énorme pour faire un enfant. Je ne me sentais pas prête pour de multiples raisons, notamment car je ne me sentais pas en sécurité, aimée et respectée pour celle que j’étais.
Il me pressurisait énormément. Vu que je n’avais plus mes règles, il a voulu qu’on débute des démarches médicales où je devrai subir des traitements. J’ai essayé de lui exprimer que je ne me sentais pas à l’aise, que j’avais peur. Il reculait la date… mais au bout d’un moment, il ne voulait plus reculer la date des rendez-vous médicaux.
Bien que je l’ai quitté pour plusieurs raisons (dont ces deux-là), la date médicale approchant dangereusement, ça a été le déclencheur pour moi. J’avais l’impression d’être un incubateur en panne qu’on essaie de forcer.

La réponse à « Pourquoi je suis restée aussi longtemps ? » fait partie d’une autre histoire.
J’imagine que vous savez que la vie est parfois complexe. Et que dans des relations toxiques – ou celles s’en rapprochant – la limite de ce qui est acceptable est parfois floue lorsqu’on les vit.
Pour nous protéger, nous avons tendance à le minimiser ou, pire, à le nier. J’ai eu tendance à minimiser.
Bien évidemment, en parallèle de ces moments atroces et extrêmement violents psychologiquement pour moi, on a vécu de beaux moments de complicité.

À un moment donné, alors que je vivais ces choses difficiles, j’ai eu un véritable déclic. Je me suis demandée pourquoi un homme intelligent, cultivé, et doté d’une certaine sensibilité pouvait en arriver là ?
Je n’essaie pas de l’excuser ou de le décharger de sa responsabilité. Je suis convaincue qu’on nait tous avec un bon fond, et à quelques rares exceptions près (psychoses), on conserve ce bon fond au fond de nous.
Chez certaines personnes, des éléments viennent « polluer » notre être profond, notre identité.
C’est là que j’ai commencé à m’intéresser aux dérives de notre société : l’image de la femme parfaite, l’impact des réseaux sociaux, j’ai regardé énormément de documentaires, lu des livres, écouter des témoignages (je vous mettrai tout ça en « ressources » dans ma deuxième vidéo).

Pour respecter la famille et la vie de cet homme, je ne ferai pas le parallèle avec ce qui m’a infligée, mais j’ai compris beaucoup de choses.

Un an après notre rupture, on a plusieurs longues conversations au téléphone. À deux, on a essayé de comprendre comment on a pu en arriver là : il a reconnu ses torts, s’est excusé à plusieurs reprises, et m’a dit avoir compris que ce qu’il avait fait n’était pas correct.
De mon côté, je n’ai sans doute pas réussi à poser mes limites, ou à m’exprimer suffisamment.
On avait aussi une grande différence en terme de valeurs : je sais que certains et certaines désirent avoir un enfant plus que tout (et parfois, ce désir se mut en obsession). Ce désir de devenir père ou mère va parfois au-delà d’être dans une relation épanouissante, ou l’occulte partiellement, parfois inconsciemment.
Ce n’est pas mon cas. Il m’est indispensable de me sentir aimée, respectée, comprise en tant que femme avant d’envisager d’autres projets de vie, qu’il s’agisse d’enfant ou d’autres choses.
Ça m’a fait du bien de l’entendre dire qu’il comprenait, et de l’entendre formuler des excuses.
Ce n’est pas ça qui m’a aidée à guérir de ce que j’ai vécu avec lui, c’est le travail que j’ai fait sur moi après cela.
Mais ça m’a fait du bien.

 


 

Aménorrhée

 

La majorité des anorexiques finissent par être en aménorrhée : les règles finissent par disparaître.
Plus une personne est en sous-poids, plus le corps va réagir : il va basculer en mode « survie ».
Plein d’éléments physiologiquement parlant vont évoluer. Parmi elles, le système reproducteur est arrêté, car il est considéré comme « non vital », et « optionnel ».
Toujours dans l’écrasante majorité des cas, lorsqu’une personne malade retrouve peu à peu un meilleur équilibre par le biais d’une prise pondérale et par une alimentation plus variée et en quantité normale, au bout d’un moment, les règles reviennent.
Dans mon cas, elles ne sont pas revenues.

De 2005 à 2010, ça ne m’inquiétait pas. Je savais que c’était « normal » vu ma maladie.
Mais à partir de 2010, je me suis posée des questions : j’avais alors un IMC de 18,75 (ce qui est considéré comme « normal » même si c’est un IMC plutôt faible. Je remangeais de tout, dont des protéines, des bonnes graisses, le tout en quantité presque normale.
Les deux premières années : de 2010 à 2012, je me disais que ça devait prendre peut-être un peu de temps, ce qui est normal après ce que j’avais fait subir à mon corps pendant 5 ans.
J’ai essayé quelques petites choses, et j’ai été consulté, mais le discours était plutôt rassurant, et m’a confortée à attendre un peu.

J’ai attendu, mais rien n’est arrivé.

 

Les démarches que j’ai faites

Voici tout ce que j’ai fait de 2006 à 2017 :

Général : gynéco (5), médecins généralistes (3), prise de sang chaque année, échographie pelvienne (5-6), échographie du foie.

Médecine Douce : acupuncteur (3), praticien de shiatsu (2), magnétiseurs (3), ostéopathe (4), transgénérationnel (2), Naturopathes (4), psychologues (2), aromathérapeute (1), micro-nutrionniste (1), homéopathes (3), EMDR (1).

Soit au total 31 personnes.
Les médecins allopathiques, les examens biologiques et physiologiques, comme tous les thérapeutes orientés médecine douce allaient dans le même sens : « Tout est normal. C’est sur « pause », comme si c’était figé. »

Les médecins et les gynécologues m’ont à chaque fois exprimée l’existence et la possibilité d’avoir recours à un traitement qui aurait pour but de « forcer » leur retour.
La majorité ajoutait que ce n’était pas forcément pertinent, car je n’avais pas de désir d’avoir d’enfant immédiatement, et qu’on pouvait laisser faire le temps. Tous ont été très rassurants sur le fait que si je désirais avoir des enfants, plein d’options pouvaient se présenter, car tout allait bien biologiquement et physiologiquement : utérus, ovaires, ovocytes présents, etc.

Bien que je sache qu’un traitement médicamenteux pouvait m’aider à retrouver mes règles, j’ai toujours refusé d’y avoir recours.
Alors, je ne suis pas DU TOUT contre les médicaments et les médecins.
Ce n’est pas parce que je suis Naturopathe que je suis contre cela.
En revanche, je suis plutôt contre la médication systématique sans prévention ou responsabilisation des personnes.
C’est un autre et vaste sujet que je ne vais évidemment pas creuser dans cette vidéo.

 

Mon refus de prendre un traitement

Ça peut paraitre étrange, et certains diront / penseront que c’est révélateur de choses qui étaient dans mon inconscient.
Personnellement, je pense que c’était plutôt dû :

Vision holistique
En tant que Naturopathe, je crois à la notion d’ « holisme » : que nous sommes un tout, et que l’aspect biologique n’est pas tout. Je me suis donc toujours demandée s’il n’y avait pas une raison pour laquelle mon aménorrhée demeurait. Une raison que je n’avais pas comprise, ni vu avec mon psychologue. Et, dans le doute, je craignais que si je prenais ce traitement, je manquerai cette leçon de vie, cette chose à apprendre.
Bien sûr, je n’écartais pas le fait qu’il était tout à fait possible que ma « machine » avait juste besoin d’un coup de pouce après toute cette maltraitance. D’ailleurs, la majorité des médecins disaient cela : que la « machine » était grippée, et qu’elle avait simplement besoin d’une impulsion.

Humilité
Je pense sincèrement qu’indépendamment de maladie mentale, on peut cheminer et évoluer toute sa vie.
On peut apprendre sur soi, les autres, notre rapport au monde, et tendre vers un meilleur équilibre, un bonheur simple.
Au début des années 2010, après 3 ans de travail avec mon psy, j’avais fait un ÉNORME travail sur moi : j’ai appris tellement choses, compris tellement de choses. J’ai pu lâcher beaucoup de choses qui ne m’appartenaient pas, comprendre ma valeur, mon fonctionnement. J’ai découvert mon hypersensibilité, et ai appris à la voir comme un outil qui peut être très utile. J’ai compris que j’étais une personne intuitive, et que je pouvais m’en sortir.
J’ai appris beaucoup d’autres choses.
J’ai appris à m’affirmer, à avoir confiance en moi.
Mais, même si mon cheminement a été énorme ces années, je concevais et savais que je n’avais peut-être pas encore tout compris, que des choses pouvaient m’échapper.
Et que parmi ces choses, il y avait peut-être la clé de mon aménorrhée.

Absence du désir d’avoir un enfant
Ce qui a aussi joué, c’est que durant ces années, je n’avais pas le désir d’avoir un enfant).
Donc si j’avais « envie » qu’elles reviennent, je n’en avais pas « besoin », vous voyez ce que je veux dire ?

J’ai donc préféré laisser faire.
Le temps, la vie, mon cheminement.
Sans savoir quand elles reviendraient, ni même si elles reviendraient.
Sans savoir non plus si je comprendrai « pourquoi » elles reviendraient, ou s’il n’y aurait jamais de raison.

 


 

Syndrome de l’Intestin Irritable

J’ai dédié 3 vidéos, 8 articles et un livre sur mon SII, donc je ne vais pas trop en dire : je vous conseille vivement de regarder ces contenus si vous ne les avez pas vu.
Mais… je tiens à revenir sur un point trèèèèèèèès important en lien avec mon anorexie passée, la nourriture saine, et le lien que l’on peut avoir la nourriture d’une manière générale.

En 2010, au moment du décès de ma mère, mon SII est arrivé. Il a été stable pendant 5 années : en m’occasionnant quelques troubles mineurs et sans douleur.
En 2015, un pic inflammatoire du SII est arrivé. J’ai perdu 5 kilos, et la partie la plus difficile a été un mois sans manger autre chose que des énormes bols de riz avec beaucoup de ghee (pour éviter la perte de poids), et mon petit déjeuner de fée.
J’ai mis 5 ans à remonter la pente, et tout du long, j’ai partagé mon cheminement : vous pouvez retrouver toute cette histoire sur mon blog, ici.
3 ans… c’est long.

Durant ce temps, mon rapport à mon corps a été très compliqué (de par la relation amoureuse évoquée plus précédemment), et s’est détérioré.
Durant ce temps, mon rapport avec l’alimentation a changé, lui aussi, mais de manière inverse : il est devenu plus fluide et facile.
En parallèle des souffrances physiques (ce qui était difficile), le SII a explosé la protection que je m’étais fabriquée inconsciemment via l’alimentation saine.
Tout ce que j’avais appris en terme de « bases » censées être quasiment universelles avec la Naturopathie, étaient devenues dangereuses et toxiques pour moi.
Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça signifiait ?
Pour moi, en tant que Naturopathe, mais aussi pour moi, en tant qu’ancienne anorexique qui avait reposé une partie de la pacification de sa nourriture via ses préceptes.
Dit comme ça, ça peut sembler difficile. C’est comme si on remettait en cause l’identité, les fondations de quelque chose dans ma vie.

Et… étrangement, ça a été libérateur.
Pour la Naturopathe que je suis : ça n’a fait que renforcer l’importance de personnaliser les conseils pour chaque personne accompagnée (j’en ai parlé dans ma dernière vidéo).
Pour la femme que je suis, ça a été une étape cruciale vers une amélioration de mon rapport avec l’alimentation et mon corps.

C’est pour cela que je pense sincèrement que pour les personnes ayant une relation compliquée avec la nourriture, la Naturopathie / l’alimentation saine peut être une sorte de chimère qui améliore – certes – notre bien-être psychique, mais qui ne résout pas le problème de fond, plus profond, de l’image de soi, du lien que l’on a avec la société, de certains éléments de notre histoire.

 


 

Aujourd’hui ?

 

J’ai un poids stable depuis 2 ans : je fais 60 kilos, et j’ai donc un IMC de 23.
Ce qui est médicalement normal, mais est « beaucoup » (voir trop) pour les normes de notre société.
Je ne me suis jamais sentie aussi bien avec mon corps, et je ne l’ai jamais autant trouvé beau.
J’aime mes formes, ma morphologie, mon corps, mon visage.
Je suis moi, et parfaite telle que je suis.

J’ai retrouvé mes règles le 19 août 2018.
Elles sont régulières, normales.

Je suis beaucoup plus consciente de ce que notre société peut, de manière insidieuse, nous transmettre.
À travers les films, magazines, les réseaux sociaux, l’inconscient collectif.
Je suis imperméable. Je vois ça comme une immense comédie dans laquelle on est plongée, mais elle ne m’atteint plus.

Retrouver mes règles a été un énorme déclic pour m’aider à aimer mon corps.
Ce n’est pas que je ne me sentais pas femme avant, ou que je pensais que j’avais une moindre valeur en tant que femme (car, pour beaucoup, dans notre inconscient : règles = féminité).
C’est plus que le retour de mes règles a signé, pour moi, une sorte de récompense avec le fait d’avoir retrouvé mon poids de forme, avoir compris / conscientisé / et lâcher un énorme choc émotionnel que j’avais occulté.
(Je reviendrai sur ces différents points dans ma prochaine vidéo)
Le retour de mes règles a été, pour moi, un signe que mon corps m’envoyait pour me dire « Merci. On a réussi ensemble. Tout est à nouveau en règle. Tout ce que tu devais trouver, tu l’as trouvé. Merci. »

Je lui suis si reconnaissante de fonctionner, si reconnaissante de m’avoir fait grandir autant par le biais de toutes ces expériences et prises de conscience : anorexique, SII, aménorrhée.
J’ai tant appris sur moi à travers tout ça.
C’est aussi grâce à tout cela, que je me suis autant intéressée pour les culottes menstruelles, et que j’ai pu vous offrir ce guide très complet que vous êtes beaucoup à consulter chaque jour.

Mon dossier pour les culottes menstruelles, publié il y a un an et un mois est l’article le plus lu de mon blog en 13 ans.
Je vois ça comme un vrai cadeau de la vie, un clin d’oeil incroyable, une grande fierté.
Ce qui m’émeut aussi, c’est que j’ai réussi, à travers mon travail, a impacté cette nouvelle industrie émergeante.
En effet, lorsque mon dossier est paru, sur les 10 marques existantes à l’époque, il n’y en avait qu’une qui regroupait tous les critères de « bdypositivité » que j’avais listé, et notamment la diversité corporelle.
Dans les mois qui ont suivi, plusieurs des marques m’ont contactée pour m’informer que suite à mon dossier (et son impact), elles avaient intégré des photos intégrant la diversités corporelles, avez réalisé des shooting photos dans ce sens.
Et lorsqu’on sait mon passé, mon cheminement, que ce soit avec les TCA et l’aménorrhée, c’est sans doute une de mes plus belles, grandes réussites et fierté ♡

Merci.
De m’avoir écoutée jusqu’au bout.
De m’accueillir par votre écoute.

On se retrouve bientôt pour la deuxième et dernière vidéo.
Prenez soin de vous.

 


 

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Le Syndrome de l’Intestin Irritable : mon parcours et mes conseils

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36 commentaires

  1. Anne H.

    Bonjour Mélanie,

    Je viens de visionner ta vidéo de bout en bout d’une seule traite et j’ai été très touchée par ton témoignage et ta transparence. J’ai également durant plusieurs années connu des troubles du comportement alimentaire (bien moins intenses que ceux que tu as vécu mais j’en ai toutefois beaucoup souffert). J’ai été en surpoids avec des comportements à mi-chemin entre le binge eating et la boulimie (sans que cette dernière n’ait été diagnostiquée) et j’ai connu beaucoup de moqueries et de critiques de la part de mon entourage, laissant une très faible estime de moi vis à vis de mon corps, suivis de hauts et de bas avec une transformation physique radicale avant d’enfin trouver un équilibre récemment (après plus d’un an de rééquilibrage alimentaire et de travail personnel) qui a été déclenché grâce à ta vidéo sur pourquoi tu as cessé d’avoir une alimentation végé*ienne.

    Suite au visionnage de ta nouvelle vidéo, je comprends maintenant beaucoup mieux pourquoi tu soulignes l’importance de la personnalisation des conseils et bien d’autres choses encore. Je ne savais pas que tu avais vécu tout cela et j’espère que ce témoignage pourra aider bien des personnes tout comme ta vidéo sur pourquoi tu as cessé d’avoir une alimentation végéta*ienne a changé ma vie (je pèse mes mots). Merci pour ton honnêteté, ta transparence et ton courage de rester fidèle à toi-même. J’ai beaucoup de compassion pour ce que tu as traversé et j’admire la façon dont tu as fait de l’alchimie pour que ça ait un impact positif (comme sur la diversité corporelle parmi les marques de culottes menstruelles entre autre).

    Merci beaucoup pour ton partage!

    vendredi 21, août 2020 à 18h47
    1. Mély

      @ Anne H. : Bonjour 🌿
      Le temps que mûrisse ce témoignage dans mon esprit… le temps passé à le faire concocter, à le matérialiser, je me suis concentrée sur moi : ce que je voulais dire et comment le dire pour que cela serve à d’Autres.
      Durant ce processus, plusieurs pseudos (sur les réseaux sociaux), noms (de personnes que je suis en Naturopathie), me venaient régulièrement à l’esprit : je savais certaines concernées, et en devinaient d’Autres. Parmi elles, toi.
      Mes créations n’ont d’autre but que d’aider. Si j’ai pu t’aider doublement, alors j’en suis ravie.
      Je souhaite, de tout mon cœur, qu’elles puissent aider beaucoup d’autres.
      (PS : dans la 2e vidéo, je parle du lien entre végétarisme, alimentation saine, et TCA)
      Merci de m’avoir laissé un message 💌

      vendredi 21, août 2020 à 19h15
  2. Anna

    Bonjour Mélanie,
    Merci pour cette nouvelle vidéo. J’ai été émue par ton témoignage, et aussi, surprise en lisant son titre, car j’ai moi aussi été anorexique avant de développer le SII.
    Il y a une question que je souhaite poser. L’anorexie s’accompagne-t-elle forcément d’aménorrhée ?
    J’ai mis beaucoup de temps à accepter que ce qui m’était arrivé était de l’anorexie. Mon IMC était de 14,5 contre 18 en temps normal. J’avais des symptômes typiques de l’anorexie (comme le comptage des calories, l’éviction des aliments trop gras etc.), et pourtant, la première réaction des médecins a toujours été « mais vous aviez toujours vos règles ? Donc ce n’était pas vraiment de l’anorexie ». J’ai toujours pris la pilule, et il paraît que cela empêche de déterminer s’il y a vraiment une aménorrhée, car les règles sous pilule sont fausse, mais je ne sais pas si c’est vrai…
    J’ai apprécié que tu te livres de façon naturelle et franche. Avec mes problèmes de santé, j’ai souvent l’impression que je n’ai pas le droit de dire que je souffre ou que je vis très mal une situation. Tu as mis des mots, parfois relativement forts, sur tout un tas d’émotions et cela m’a fait d’une certaine façon chaud au coeur. Je me suis rendue compte que parmis ces émotions, il y en a que je ressens au quotidien et que je n’ose pas exprimer, ou que je minimise par peur d’être vue comme une personne négative et plaintive, et aussi par manque d’estime de moi même et j’ai pu voir sur cette vidéo qu’il n’y a aucun mal à exprimer ces émotions difficiles. Il y avait beaucoup de beauté dans ce témoignage qui relate pourtant tant de sombres moments. Merci encore pour ce contenu réalisé avec cette justesse et cette atmosphère signée Mely. Belle soirée!

    vendredi 21, août 2020 à 19h52
    1. Mély

      @ Anne : Merci 💚
      Pour répondre à ta question : je crois que ça n’est pas « obligatoire ». L’aménorrhée fait parti des « symptômes » biologiques parmi d’autres.
      Si jamais une personne souhaite se faire diagnostiquer, le mieux c’est de consulter un spécialiste (un bon 🙂). D’autres fois, pour d’autres personnes, le ressenti peut suffire (?).
      Quoiqu’il en soit : anorexie ou lien compliqué avec la nourriture, on peut cheminer vers un mieux-être peut être (à son rythme) ⭐
      Pour ta deuxième question : là encore, il faudrait confirmer avec une gynécologue (et ça dépend peut-être de la pilule), mais je suis quasiment certaine que les règles sous pilule sont de « fausses ».
      Bon courage… chacun de nos chemins peuvent être empreints de leçon. Force, patience, douceur envers soi-même, résilience et avancement 🌸

      vendredi 21, août 2020 à 22h41
  3. Bounza

    Déjà je voudrais te remercier pour ton témoignage, je n’ai jamais eu de problèmes de rapport à la nourriture comme les tiens mais ton histoire renvoie tellement d’espoir que je la trouve d’une importance capitale <3

    Et je voudrais te remercier également d'avoir mis le texte de la vidéo en article, j'ai cessé d'en regarder pour des raisons environnementales principalement et je te suis très reconnaissante de pouvoir avoir accès à ton contenu malgré tout :)

    vendredi 21, août 2020 à 20h02
  4. Mathilde archisensible

    Bonjour Mélanie,

    Je suis très émue après cette vidéo : plusieurs fois j’ai eu des frissons et j’ai pleuré. Un grand merci pour ce témoignage qui m’a énormément touché. 🌸🕊✨

    Je ressens plein de compassion et d’admiration, de gratitude et d’amour en fait ! Je trouve très précieux le soin apporté autant de le fond que dans la forme de ce partage intime. Il nourrit mes réflexions sur ces sujets de femme de société, d’intimité…

    vendredi 21, août 2020 à 20h26
    1. Mély

      @ Mathilde : Merci 💚 Oui… le sujet du Féminin, et de la place de la femme dans la société est un sujet complexe, que beaucoup se posent parfois tard dans la vie (quand souffrances sont là).
      J’espère que les ressources que je partagerai dans ma 2e vidéo seront utiles dans ce sens, pour beaucoup d’Autres 💜

      vendredi 21, août 2020 à 22h32
  5. Candice

    Bonsoir Mélanie,

    Merci BEAUCOUP pour ton article qui me touche pleinement…

    Je suis tombée sur ta vidéo YTB grâce aux recommendations puisque je me nourrie BEAUCOUP de vidéos sur le sujet de l’aménorrhée en ce moment.

    J’ai perdu mes règles il y a bientôt 3 ans et je sais que je suis en aménorrhée hypothalamique mais que tout fonctionne normalement.

    Arrêt de la pilule, hypothyroïdie, -10kg entre 2016 et 2017, beaucoup de sport, du stress..
    Plein de facteurs pouvant expliquer un arrêt hormonal.

    Comme toi j’ai enchaîné les rdv allopathiques (avec le choix d’une pilule OU d’une PMA no comment..) et holistiques (accupuncture, hypnose, naturopathie..) et refusé les traitements.

    C’est complétement abérant de voir le manque d’informations en France sur ce sujet et la méconnaissance des spécialistes.

    J’ai découvert, pendant le confinement, le travail de Nicola Rinaldi (https://www.noperiodnowwhat.com/) et la lecture de son livre a été une révélation..

    J’ai compris que : repos + nourriture riche / en quantité + activité physique quasi inexistante (à part de la marche légère) est la seule voie vers la guérison, en tout cas, naturelle..

    J’en suis encore loin mais j’ai accepté ce chemin qui s’offre à moi.
    Très difficile car, comme toi, je suis passionnée d’alimentation végétale, de micronutrition, de santé au naturelle etc..
    Pas facile d’intégrer des aliments allant à l’encontre de certains principes que l’on érige comme des « évidences » à appliquer à chaque corps indépendamment de leurs histoires..

    En tout cas MERCI pour ton éclairage et ton témoignage qui renforcent ma conviction que je suis encore loin du poids qui me permettra de retrouver mes hormones, même si quand je me regarde dans un miroir, je me trouve absolument normal..

    Prends soin de toi et encore merci,
    Candice

    vendredi 21, août 2020 à 20h39
  6. Sandrine

    Un très grand merci Mély pour tes partages. Ta sincérité, ta bienveillance, ta précision sont merveilleuses et font que je te suis toujours avec plaisir même si on n’a pas les mêmes passions, et que je trouve toujours du réconfort et de l’inspiration à te lire. C’est « étonnant » parce que je pensais justement t’écrire un mail pour te dire cela il y a quelques jours, et aujourd’hui tu publie cet article où pour une fois je n’hésite pas à commenter :).
    Merci aussi d’avoir écrit ce long texte pour expliquer ta vidéo, j’apprécie énormément car je n’arrive pas à regarder les vidéos longues.
    Je te souhaite une belle continuation dans ton si beau parcours de vie. Merci encore de l’énergie et du temps que tu consacres à nous faire profiter de ton expérience et de ta créativité,

    vendredi 21, août 2020 à 22h30
    1. Mély

      @ Sandrine : Merci beaucoup à toi 🙏🏻💜
      La synchronicité de certaines choses sont aussi merveilleuses que mystérieuses 😊
      Tu n’es pas la seule à m’avoir dit préférer lire : j’ai conçu les deux parties de ces deux manières, afin que tou(te)s puissent y trouver le moyen qui lui correspond le mieux ⭐

      vendredi 21, août 2020 à 22h35
  7. Sylvie C

    Après un long cycle de 13 ans, la boucle est bouclée.
    L’idée de ce témoignage qui germe un an après le retour des règles puis la réalisation qui nécessite ensuite un an montrent que le temps jusqu’à l’épilogue est le fil rouge de cette évolution, de cette libération, de cette résolvance.
    Quelle vidéo riche, travaillée, instructive, inspirante…
    (Une petite coquille dans l’article: orthodoxie ou orthorexie? 😉)
    C’est une heure bien remplie qu’ on ne voit pas passer 🙂.
    A bientôt pour la seconde partie qui promet d’être tout aussi enrichissante🙏🏻.

    samedi 22, août 2020 à 8h27
    1. Mély

      @ Sylvie : Merci ♡
      C’est appréciable, pour moi, de vous que d’autres, comme toi, voient une partie de l’évolution en « coulisses ».
      Merci d’y voir aussi sa richesse ⭐
      Petite coquille réparée (merci !).
      A tout bientôt pour la 2e partie ✨

      samedi 22, août 2020 à 8h36
  8. Jennifer Neant

    Bonjour Mélanie,
    Quel magnifique et courageux témoignage ! Je suis vraiment HEUREUSE de constater que tu es enfin pleinement TOI. Je t’ai connue durant la période de transition dont tu parles dans ta vidéo : ces quelques années pendant lesquelles tu n’étais plus anorexique, mais pendant lesquelles pourtant ton rapport à la nourriture et au corps était encore fragile… Aujourd’hui tu m’apparais transformée, rayonnante, magnifique ! Bravo à toi pour tout ce chemin parcouru, pour ton entreprise et ta capacité à apporter ta pierre pour changer le monde :) J’en sais davantage sur cette période de couple difficile que tu as vécue et pendant laquelle je ne t’ai pas du tout soutenue (et je te présente mes excuses pour cela, même si j’avoue qu’a l’époque je n’avais ni les mots ni l’energie nécessaire pour t’apporter mon soutien…). Cet épisode douloureux était clairement un « passage obligé » pour te reconnecter à ton corps. J’ai hâte de visionner ta prochaine vidéo. Cela donne beaucoup de sens à notre rencontre et à nos chemins de vie qui se sont croisés à ce moment là. Je te souhaite beaucoup de bonheur, Jennifer

    samedi 22, août 2020 à 9h33
    1. Mély

      @ Chère Jennifer ♡
      Ton message me touche particulièrement… car j’ai beaucoup pensé à toi ces derniers jours / semaines (je te suis de loin, aussi, silencieusement, sans tout regarder ou lire, mais un peu).
      Oui, on s’est connues à ce moment-là. J’étais bien fragile (et quelque part, bien forte aussi).
      Si ce chapitre de ma vie semble clos, d’autres sont à venir (et j’ai soif de les vivre, de continuer à grandir, vers d’autres horizons !).
      A tout bientôt (par e-mail ?),

      samedi 22, août 2020 à 13h52
  9. Laurence

    Merci Mély pour ce partage et cette confiance dans la vie qui t’amène là aujourd’hui…et pour ce touchant témoignage!
    Ce corps avec qui nous devons faire alliance…
    J’essaye au quotidien de sensibiliser mes adolescentes à en prendre soin, à l’écouter et à l’aimer…et par rapport à la nourriture à s’écouter aussi:)
    Tellement d’injonctions conscientes ou inconscientes véhiculées par tous dans cette société qui est la nôtre…

    samedi 22, août 2020 à 10h17
    1. Mély

      @ Laurence : Bonjour ♡
      Je me souviens de nos échanges… et ne doute nullement que vous saurez transmettre avec justesse à vos enfants / adolescents.
      Hé oui… beaucoup trop d’injections sont présentes dans notre société… au-delà du corps, de la nourriture. Elles s’insinuent là où on ne les voit même plus, parfois.
      Ça fait partie de la vie de dénouer tout ceci (si l’envie est là), et de prendre le temps de façonner ce vers quoi on souhaite vraiment tendre / nous appartenir ✩

      samedi 22, août 2020 à 13h47
  10. Ln22

    Merci pour ce témoignage. Je n’en reviens pas de toutes ces épreuves que tu as traversées. Aujourd’hui rayonnante, je n’aurai jamais soupçonné que tu avais eu des TCA. Bravo pour le chemin parcouru et de tout ce que tu as pu créer à travers ces tempêtes. Je suis l’heureuse propriétaire de ton livre sur le SII. En tout cas, je n’ai pas de pb avec la nourriture maus je trouve très juste ta conclusion. Il faut rester humble, pragmatique, er non extrémiste dans ces choix alimentaires. Tout est question d’équilibre et de quantité. Se focaliser uniquement sur la nourriture dite saine peut aussi provoquer des obsessions, des dérèglements. J’attends maintenant avec hâte ta prochaine video !

    samedi 22, août 2020 à 16h23
  11. Marie

    Bonjour Mélanie,
    Merci pour ce beau témoignage, empli de courage et d’espoir. Bravo pour ton parcours et ta force!
    Je me permets de poser une petite question ici: tu dis dans ton témoignage que l’un des médecins t’ayant suivi (le grand spécialiste hyper réputé) t’a dit « on ne guérit jamais de l’anorexie » (je ne sais plus les mots exacts). Lorsque j’ai moi-même été suivie pour anorexie mentale lorsque j’etais adolescente, mon psychiatre m’avait dit la même chose.
    Aujourd’hui, près de 15 ans plus tard, je vais bien, je suis épanouie avec deux magnifiques enfants et une jolie famille. J’ai un poids normal, je n’ai plus de rapport conflictuel avec la nourriture depuis une dizaine d’années, toutefois je garde un rapport particulier avec elle et avec mon poids. Je mange équilibré mais je peux m’accorder des écarts et des plaisirs gourmands, je me pèse regulierement, j’étais plutôt contente de ne pas trop prendre trop de poids pendant mes grossesses (mais j’ai adoré être enceinte en revanche et voir mon ventre rond!) pour pouvoir perdre plus rapidement mes kilos ensuite, j’ai tjs eu du mal à accepter mon corps, peu importe mon poids d’ailleurs… du coup tout ça va plus ou moins dans le sens des dires de ces médecins spécialistes.
    Penses tu, avec ton expérience et ton vécu, que ces médecins ont tort? Que ce n’est pas qqch qu’on garde à vie? Merci à toi et au plaisir de regarder ta 2e vidéo bientôt!

    samedi 22, août 2020 à 22h59
    1. Mély

      @ Marie : Bonjour ✨
      Merci pour ton partage, et le morceau de ton histoire offert ici.
      Comme je le mentionne dans l’introduction : je ne suis pas médecin, ni psychologue ou autre personne qualifiée sur ces thématiques.
      Je partage juste mon histoire, mon cheminement.
      Pour répondre à ta question, il faudrait plutôt s’appuyer sur des études sociologiques et statistiques à grande échelle (j’ignore si elles existent).
      Douce journée,

      dimanche 23, août 2020 à 8h58
  12. Anne D.

    Merci beaucoup pour cette vidéo, c’est tellement rare et important de genre de témoignage… Merci d’avoir abordé la notion de “binge eating”, qui est très peu connue en France mais aussi ailleurs en Europe où je vis, particulièrement au sein des psychologues… (Il y a quelques années, un psy m’avait dit de me masturber quand je voulais manger trop, et que ça irait mieux après… peut-être une toute petite part de vérité mais une grosse, grosse part d’indélicatesse et d’incompréhension!!). Même au niveau des thérapeutes en médecine douce que j’ai vu dans le passé et récemment, quand je parle de mon passé avec les TCA, la première réaction c’est “Ah bah oui faut pas s’étonner qu’il y ait le SII alors, et puis vous mangez quand même beaucoup de desserts hein” (oui, un voire deux petits desserts tous les jours, peu sucrés et en quantités raisonnables la plupart du temps, et plus on me fait culpabiliser à ce propos, plus j’en mange) … SAUF lors des consultations avec vous vous. Récemment j’ai trouvé un hypnothérapeute formidable qui me rappelle beaucoup vous dans cette vidéo. On aborde notamment la notion de spiritualité ensemble.
    J’ai quelques ressources qui m’ont aidé et m’aident encore dans mon rapport au corps, au Féminin et à la nourriture mais je posterai cela sous la prochaine vidéo, cela me semble plus pertinent.
    Encore un grand merci de vous dévoiler à nous ainsi.
    Belle journée

    dimanche 23, août 2020 à 14h59
    1. Mély

      @ Anne D. Merci d’avoir partagé ce bout de votre histoire 💛 Chaque partage, chaque élan permettra à d’autres de se sentir moins seul(e)s.
      Juste une info : depuis la sortie de mon premier livre (début 2017), j’accompagne beaucoup de personnes ayant le SII, et je vois régulièrement (sans que ce soit fréquemment) des personnes ayant eu des TCA dans le passé, et ayant le SII par la suite. Je me suis toujours demandée (chez ces personnes) si c’était une sorte de « reliquat » inversé (inconscient) ?… Je n’ai moi-même pas la réponse : c’est un simple constat. Bien évidemment, l’écrasante majorité des personnes que je suis atteintes du SII n’ont pas eu de TCA dans le passé.
      Quoiqu’il en soit : avoir l’un ou l’autre (dans son présent ou passé), liés ou non (si on a eu les deux) : nulle honte à avoir 💜
      Merci encore pour ce partage 💝

      lundi 24, août 2020 à 20h06
  13. mh

    Bonjour,
    Merci beaucoup cet article me touche profondément. Je suis moi-même anorexique depuis mes 11 ans (j’en ai aujourd’hui 24) et je n’ai jamais eu mes règles naturellement mais seulement un petit saignement grâce à un médicament que je prends depuis mes 18 ans. Ce qui m’interpelle dans cet article est cet espèce de déclic magique que tu as eu et qui t’as permis d’entamer le chemin de la guérison. A part attendre cet instant aurais-tu des idées de ce qui t’as aidé car j’attends toujours désespérément ce moment? Je suis par ailleurs suivie et entourée par des professionnels très compétents. Je suis aussi d’accord avec ton idée que la naturo ait été tant une aide qu’un carcan, je suis accro aux articles naturo et je suis parfois perdue, ayant l’impression de ne rien pouvoir manger.
    Merci d’avance.

    lundi 24, août 2020 à 19h14
    1. Mély

      @ MH : Bonjour ✨
      Je ne sais pas si toutes les personnes s’en sortant (entièrement ou partiellement) passent par ce moment, ce « déclic ». Je suis d’ailleurs persuadée qu’il y existe d’autres chemines…
      À aucun moment je dis que mon chemin est l’unique : je pense d’ailleurs dire à plusieurs reprises (et je le répète dans la 2e vidéo) que c’est mon chemin, et que je ne suis pas spécialiste en ces questions si complexes.
      Si tu t’es entourée de divers professionnels, c’est déjà une merveilleuse première étape.
      J’espère que ma 2e vidéo pourra t’apporter d’autres pistes de réflexion 🕊

      mardi 25, août 2020 à 16h27
  14. Mélanie

    Juste un grand merci !

    lundi 24, août 2020 à 21h17
    1. Mély

      @ Mélanie : Un grand merci d’avoir déposé une petite attention 💝

      mardi 25, août 2020 à 16h20
  15. tracy

    Bonjour Mely,
    Je suis boulimique, avec une phase d’anorexie, et je ne pense pas qu’un jour on s’en sorte vraiment.
    Mais peut-être est-ce juste une pensée limitante ?
    Aujourd’hui je souffre de sci, et je me suis rendu compte il y a peu que la nourriture, même saine, est devenue le moyen de me faire du mal.
    Je n’ai absolument plus aucune idée de ce qu’il me faut entre la théorie et ma réalité.
    Depuis 2 mois ma vésicule biliaire me fait souffrir (enfin je pense car ca apparaît après les repas avec des nausées) et là silence des médecins comme pour le sci de tout façon.
    Alors je retourne voir le psy (ca commence jeudi), je vais voir un médecin nutritionniste en espérant que ça me soulage .
    J’espère un jour atteindre cette paix que tu dégage.
    Merci de ton témoignage

    mardi 25, août 2020 à 12h59
    1. Mély

      @ Tracy : Bonjour ✨
      Peut-être que d’un point de vue spirituel, est-ce une pensée limitante.
      Me concernant, le penser sincèrement ne m’a pas empêché de m’en sortir (je parle de cette partie, liée à la résilience, dans ma 2e vidéo).
      Quant au débat « qu’est-ce qui est censé être bon pour moi ? » ; « j’entends trop de choses différentes sur internet / dans les revues / livres » : la vérité est multiple, car l’Humain est pluriel.
      Une vérité pour Untel sera danger pour Unetelle : il faut prendre en compte plusieurs critères (passé, présent, déséquilibre, constitution, etc.).
      💫

      mardi 25, août 2020 à 16h30
  16. Florine

    Magnifique partage, merci infiniement Mely 💜 Tes mots m’ont touché et ont trouvé une certaine raisonnance en moi, j’y vois un message d’espoir qui m’invite à la patience et la résilience. Je te souhaite une douce fin de journée. Florine

    mardi 25, août 2020 à 18h43
    1. Mély

      @ Florine : Merci d’être venue déposer ce petit mot doux 💌

      mercredi 26, août 2020 à 7h32
  17. Véronique

    Bravo Mely d’avoir réussi à te libérer ! Merci pour ce beau témoignage … Mois qui te suis depuis le début de ton blog, je me suis toujours retrouvée en toi … et jusqu’à cette révélation car j’ai vécu un début d’anorexie moi aussi .. Mais moins compliquée et longue que toi car j’ai rencontré le plus merveilleux des hommes avec qui je me suis mariée et ai eu de beaux enfants. Il m’a guérie ! Je te souhaite de tout cœur la même chose. Je t’embrasse avec affection.
    Bien avec toi 🌺🌸💕

    mercredi 26, août 2020 à 9h37
  18. Caddie

    Bonjour,

    Votre témoignage est poignant, bravo pour votre courage et votre sincérité. Nul doute qu’il sera une lumière sur le chemin de personnes atteintes d’un TCA.

    Il existe un équivalent à « binge eating » en français, on parle d’accès hyperphagiques.

    Excellente suite à vous.

    jeudi 27, août 2020 à 18h31
    1. Mély

      @ Caddie : Bonjour,
      Merci 🌷
      Je crois (?) que l’hyperphagie inclut des doses de nourriture plus importantes (comme de la boulimie mais sans compensation). Pas sûr…! « Binge Eating » ressemblerait plus à des compulsions (qui peuvent être de quantité « normales ») avec un sentiment de culpabilité + trop de charge mentale associé à ça. A voir car je ne suis pas spécialiste 😊

      jeudi 27, août 2020 à 19h21
  19. Caddie

    Bonsoir,

    Merci pour votre réponse. Je vous garantis l’information 🙂. Le DSM-5, qui est le manuel de référence pour le classement des troubles mentaux est formel dans son équivalence entre binge eating et accès hyperphagique :

    Boulimie (bulimia nervosa)

    Critères diagnostiques 307.51 (F50.2)

    A. Survenue récurrente d’accès hyperphagiques (crises de gloutonnerie) (binge-eating). Un accès hyperphagique répond aux deux caractéristiques suivantes :

    1. Absorption, en une période de temps limitée (p. ex. moins de 2 heures), d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances.

    2. Sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (p. ex. sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger, ou de ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange, ou la quantité que l’on mange).

    Excellente soirée et au plaisir de vous lire.

    jeudi 27, août 2020 à 20h56
  20. ARAIC

    Même si je me suis jetée sur l’article et la vidéo à minuit passé le jour de sa sortie (ainsi que pour la 2ème) j’ai pris le temps avant de commenter (je suis lente de nature…). Un immense bravo et merci pour cette vidéo juste et touchante. Merci de briser en douceur, avec intelligence et bienveillance, les tabous autour de ces maladies et troubles du comportement alimentaire. J’ai souffert de boulimie aussi à l’adolescence, je me suis toujours trouvée trop grosse. Je suis retombée récemment sur des photos de cette période où j’étais très mince, et pourtant, je me trouvais énorme. Ma première pensée, ça a été que j’aimerais être à nouveau mince comme ça, car je trouve ça plus joli et harmonieux. Puis je me suis dit que cette minceur avait un prix à l’époque, celui de me faire vomir. J’ai réussi à arrêter cela assez naturellement, progressivement, par chance. Aujourd’hui je suis en surpoids par rapport aux normes de la société, mais en bonne santé. J’aimerais quand même être plus mince, par rapport à un idéal que j’ai dans la tête. Il y a encore du chemin à parcourir…En tous cas, merci d’avoir mis ce sujet en avant, je pense que cela va toucher beaucoup de personnes. Belle journée Mély !

    mardi 8, septembre 2020 à 10h42
  21. Martine B.

    Merci Mély pour ce témoignage a la fois courageux et plein d’espoir pour les personnes qui vivent actuellement ces troubles Ô combien invalidants psychiquement et physiquement.
    Tu es vraiment une belle personne et Chaudron Pastel fait partie de ma vie et je suis contente d’avoir fait ta rencontre même virtuelle.

    Chacun a son parcours personnel, sa souffrance, sa manière de l’expliquer mais garder espoir en soi est il me semble important même si ce la peut prendre longtemps. Il est vrai et tu le dis que cette société n’aide pas , il fau être beau, riche, en pleine forme…. alors que la valeur humaine de chaque personne est le plus important.

    J’ai moi même souffert d’anorexie mentale suite à une grave dépression survenue aux trois mois de naissance de ma première fille qui a maintenant bientôt 40 ans.
    Je ne comprenais pas à l’époque ce qui m’arrivait et je sais maintenant après avoir longtemps cherché et m’être documentée que j’avais fait une psychose puerpérale qui a entrainé avec elle une anorexie (même un verre d’eau me demandait un effort surhumain !) je sais maintenant que cela est lié à ma petite enfance mais à l’époque j’ai vraiment eu des doutes sur ma santé mentale. Ma fille est au courant de ce qui s’est passé à sa naissance et fort heureusement cela n’a pas impacté sa vie de maman.

    Je me suis faite soignée notamment grâce à l’acupuncture et l’homéopathie et maintenant cela va bien depuis de nombreuses années mais je garde toujours ce besoin de contrôler la provenance ce que je mange . Je m’intéresse beaucoup aussi à la naturopathie et c’est grâce à toi que j’ai amorcé une certaine prise de conscience concernant la vie et surtout s’accepter et s’aimer en tant que personne.

    J’essaye de vivre ma vie maintenant plus en conscience et je souhaite m’offrir si possible une vieillesse sereine et profiter je l’espère encore de nombreuses années auprès de mes enfants et petits enfants.

    mardi 15, septembre 2020 à 13h15
    1. Mély

      @ Martine B. : Bonjour ♡
      Merci beaucoup pour ton témoignage. Je suis heureuse de savoir que tu t’en es sortie, et que ta fille ait pu accepté cela en paix.
      L’arrivée d’un enfant peut déclenché des choses enfouies (petite enfance ou adolescence), et est parfois bouleversant (et d’autres fois, ça peut aider une mère). Nous sommes toutes différentes face à cet immense événement impactant tous les aspects de notre vie.
      Je te souhaite le meilleur, et des années de retraite toutes douces avec ta famille !

      mercredi 16, septembre 2020 à 8h38

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