Le ghee (beurre clarifié) : l’or de l’Ayurvéda

«L’or de L’Ayurvéda» et «beurre clarifié» sont deux appellations désignant le ghee, cet ingrédient phare de l’Ayurvéda.

Cette philosophie ancestrale pleine de sagesse nous venant d’Inde utilise cet or liquide autant pour des raisons pratiques, gustatives et thérapeutiques… car le ghee compte un nombre étonnant de propriétés, que l’on ne retrouve dans aucun autre aliment.

Êtes-vous prêt à vous enrichir de ces reflets dorés, de ces mille reflets nutritionnels ?

 

 

Le ghee est du «beurre clarifié» : autrement dit, c’est du beurre auquel, par un processus simple et naturel, on a éliminé l’eau qu’il contient, ainsi que le lactose (un sucre) et la caséine (une protéine) : ces deux dernières provoquant souvent des intolérances, le ghee est donc très bien toléré par les personnes ayant une inflammation au niveau intestinal (on reviendra plus en profondeur sur cela par la suite).
L’Ayurvéda considère le ghee comme la matière grasse la plus intéressante qui soit, et ce, pour tous les profils (dosha).
L’absence d’eau permet une conservation longue, sans craindre de le voir tourner, et sans avoir besoin de le garder au réfrigérateur.

En Inde, il fait partie de la culture : appliqué sur la peau pour des massages, brûlé pour purifier l’air, cuisiné comme support dans l’alimentation pour ses propriétés, ce liquide doré est une des plus grandes richesses de l’Ayurvéda.

 


 

 

Le ghee : ses propriétés et bienfaits

 

Selon l’Ayurvéda, le ghee a de nombreuses propriétés, qui ne seraient retrouvées dans aucun autre corps gras.
Cette médecine ancestrale indienne utilise l’alimentation comme une technique pour équilibrer les éléments et les énergies, et ainsi nous aider à conserver et préserver notre santé.
On comprend donc que le ghee soit un ingrédient privilégié de par ses nombreuses vertus et propriétés…

 


 

❶ Bénéfique pour nos intestins

Le ghee contient de l’acide butyrique, un acide gras à chaîne courte peu présent dans les aliments, qui participe à ré-équilibrer la muqueuse intestinale : une propriété particulièrement intéressante pour les petits ventres sensibles ayant des inflammations de l’intestin tels que le SII, la rectocolite, la maladie de Crohn ou pour les personnes ayant une porosité intestinale.
Il a également une action régulatrice sur notre transit : sur ceux ayant un transit lent, il agit comme un soutien avec une légère action de «laxatif doux», tandis que sur les personnes ayant un transit trop rapide dû à une inflammation intestinale chronique, son action anti-inflammatoire viendra calmer un état inflammatoire, et fortifier les tissus de la paroi de l’intestin (dans ce deuxième cas, il faudra une consommation régulière sur le long terme pour des résultats).

Personnellement, le ghee m’a énormément aidée (avec d’autres outils + habitudes) pour sortir de mon pic inflammatoire du SII. Glissé dans mes «bols de riz basmati en monodiète» avec des épices bénéfiques pour mon profil, je l’avais évoqué ici.

 

❷ Excellent support des propriétés actives / ingrédient «remède»

Le ghee est considéré comme un excellent support des propriétés actives des épices, aromates et autres aliments de notre cuisine. En d’autres termes : enrichir nos journées de tisanes de plantes choisies pour leurs propriétés actives et/ou cuisiner avec des épices et aromates pour ces mêmes propriétés est intéressant… mais l’incorporation du ghee dans notre cuisine permet d’augmenter l’absorption des propriétés actifs de ces ingrédients.
Le ghee est ainsi considéré comme un excellent vecteur des propriétés actifs des aromates, épices et plantes utilisées.

Le ghee est également considéré comme un «remède» à part entière, lorsqu’il est mélangé en de bonnes proportions avec du miel.
On peut en réaliser deux mélanges où les proportions différeront :
♦ on mélangera 2 cuillères à café de ghee avec une cuillère à café de miel pour nourrir les tissus (remède «anti-Vata»), en cas de carences nutritionnelles et/ou une mauvaise assimilation de notre intestin.
♦ on inversera les proportions si l’on veut favoriser et augmenter notre pouvoir digestif (Agni) : on mélangera 2 cuillères à café de miel avec une cuillère à café de ghee.

Il ne faut jamais les prendre à parts égales : cela ne permettra pas de bénéficier des deux actions (je vous ai démasqués !), mais annulera les effets (certains textes parlent même de toxicité).

 

❸ Un soutien digestif global… pour tous

Selon l’enseignement de l’Ayurvéda, le ghee a une action régulatrice sur notre feu digestif (aussi appelé «Agni») sur les trois «doshas» : il participe à calmer Pita (dont le feu digestif a tendance à être en excès), tandis qu’il apaise Vata (dont le feu digestif a la tendance inverse), tout en étant relativement neutre pour Kapha.
Le ghee a également une action de soutien sur notre système digestif, ce qui permet, indirectement, d’augmenter notre capacité d’assimilation des micronutriments de notre alimentation (ce que notre organisme «retiendra» du processus digestif).
Cerise sur le gâteau : comme il ne contient plus de caséine, ni de lactose les intolérants au lait le digèrent extrêmement bien.

 

❹ Une teneur intéressante en vitamines liposolubles (A, D, E)

Le ghee contient les vitamines dites «liposolubles» : A, E, D, et K.
La vitamine A est importante pour nos yeux : une consommation régulière de ghee participera au bon fonctionnement de notre rétine, facilitera l’adaptation de nos yeux à l’obscurité, et participe à prévenir les déséquilibres oculaires (glaucome, cataracte et autres dégénérescences…).
Les vitamines D et K, quant à elles, sont précieuses pour notre système nerveux et nos os.
La vitamine E a une action anti-oxydante très puissante, et participe donc à lutter et ralentir les processus oxydatifs (physiologiquement normaux, comme notre vieillissement, ainsi que ceux du à des facteurs environnementaux endogènes et exogènes : stress, prise médicamenteuse, pollution atmosphérique, etc.).

 

❺ Il contribue à soutenir notre système immunitaire

Riche en composants phénoliques, le ghee a également une action anti-oxydante, anti-virale et anti-bactérienne : propriétés intéressantes pour notre système immunitaire. Action qui sera renforcée dans le cadre d’habitudes holistiques adaptées (alimentation saine, gestion émotionnelle, etc.).

 

❻ Avantageux pour notre clarté cérébrale

Selon les enseignements de l’Ayurvéda, le ghee serait extrêmement intéressant pour les personnes en «excès de Vata» qui se manifeste souvent (sur le plan émotionnel / psychologique) par une hyperstimulation cérébrale : troubles du sommeil, dispersion mentale / difficulté à se concentrer et à mener à bien un projet.
Une consommation quotidienne sur le moyen et long terme, aiderait donc à stabiliser notre mental, et à ancrer les personnes concernées.

 

❼ Favorise la vitalité de notre organisme

Selon les enseignements de l’Ayurvéda, le ghee a une action intéressante de soutien sur l’ensemble de nos cellules, tissus et systèmes grâce à sa capacité à augmenter notre «Ojas».
Cette dernière est décrite par l’Ayurvéda comme une essence gouvernant la vitalité de l’ensemble des tissus et cellules de notre corps, tout en équilibrant notre arbre endocrinien. Toujours selon la philosophie de l’Ayurvéda, plus notre Ojas est important, plus notre équilibre mental et physique sera puissant et résistant.
En d’autres termes : consommé sur le long terme, le ghee a une action bénéfique sur l’ensemble de la vitalité de nos cellules et leur fonctionnement, soutenant ainsi nos différents systèmes (tissulaire, articulatoire, immunitaire, hormonal, etc.).

 

❽ Le meilleur allié pour nos cuissons

Toute matière grasse (huile, beurre, margarine) a un «point de fumée» : qui désigne la limite à partir de laquelle on peut cuisiner (chauffer) avec telle matière grasse… avant que sa structure moléculaire soit modifiée (sous l’action de la chaleur), et ne devienne néfaste.
De toutes les huiles et matières grasses de qualité *, le ghee est la matière grasse la plus stable.
Sa structure chimique permet un point de fumée très élevé (250°C), rendant le ghee la matière grasse la plus intéressante pour la cuisson de nos aliments.
On peut également l’utiliser en pâtisserie à la place du beurre (qui ne doit jamais être cuit).

(* C’est intentionnellement que j’ai mis de côté les matières grasses hydrogénées qui ont un point de fumée plus élevée… mais sont néfastes pour d’autres raisons.)

 

❾ Il se conserve longtemps

C’est la teneur en eau d’un aliment qui le rend fragile à la conservation, et peut le faire tourner (amorce le processus d’oxydation).
(C’est pour cela, par exemple, que les purées d’oléagineux ou les céréales se conservent très bien, tandis que les fruits et légumes, riches en eau, se conservent peu longtemps)
L’absence d’eau dans le ghee (dû à son procédé de fabrication, comme vu plus haut) permet une conservation longue, sans craindre de le voir rancir.
Nul besoin de le conserver au réfrigérateur (ses propriétés s’en verraient même amoindries !) : il se conserve merveilleusement, plusieurs mois, à température ambiante, dans un pot hermétique.
Un petit plus, si on l’utilise sur nos tartines : il n’en sera que plus facile à étaler sur nos tranches de pain.

 

10. Son bon petit goût ♥

Parce que les qualités nutritionnelles, c’est toujours très chouette à découvrir… et que l’importance de la gourmandise l’est tout autant (clé n°10, mentionnée ici) ♥
Le ghee a une subtile saveur noisette, avec une texture douce et lisse.
Qui se marie aussi bien avec le salé que le sucré.

 

 

 

 


 

 

Et le (méchant) cholestérol ?

 

On associe souvent le cholestérol à une substance dont il faut se méfier, qu’il faut éviter et fuir à tout prix.
En réalité (comme beaucoup de choses), le cholestérol n’est pas mauvais : c’est l’excès (par la consommation alimentaire ou la production endocrine) qui nous sera néfaste.

 

La règle des trois

Pour s’y retrouver, et voir la part de vérité, voici trois petits points à retenir :
♦ C’est donc l’excès de cholestérol qui nous est néfaste sur le long terme.
Or, la majorité des individus de notre société occidentale a tendance à en consommer en excès. Sont en cause (mêlés et sur le long terme) : les trois produits laitiers par jour, la trop grande présence des produits animaux (notamment la viande rouge et la charcuterie), ainsi que tous les aliments «cachant» les acides gras saturés tels que les plats industriels (plats préparés, gâteaux du commerce, chips, etc.).
Si l’on a une alimentation majoritairement saine (et que l’on consomme avec parcimonie les produits précédemment cités), il n’y a aucun risque d’hypercholestérolémie de par notre alimentation !
L’utilisation des matières grasses que l’on consomme : on ne doit jamais cuire au beurre. Ce dernier supporte mal la chaleur : sa structure moléculaire change lorsqu’il atteint son point de fumée, et devient néfaste.
♦ Le cholestérol peut également être produit… par notre propre corps.
En effet : bien qu’il soit important de veiller aux deux précédents points, il est totalement possible (j’ai vu plusieurs fois le cas dans mes accompagnements en Naturopathie), de faire de l’hypercholestérolémie en ne consommant que très peu (voir jamais) d’aliments contenant des acides gras saturés (végétariens consommant peu de produits laitiers et pas de produits industriels).
Une hypercholestérolémie endogène (= venant de l’intérieur) peut être due à un état inflammatoire permanent trop élevé (un stress chronique / surmenage régulier et constant, ou l’acidification de notre organisme) : notre corps fabrique alors du cholestérol pour tenter d’atténuer l’inflammation endogène.
D’autres facteurs que le stress et la surconsommation de graisses saturées de mauvaise qualité peuvent influer, tels que la cigarette, la consommation de sucre simple en trop grande quantité (smoothie, soda, fruits, etc.), la surconsommation de café.

 

Le cholestérol, ses rôles…

Le cholestérol, de qualité et à quantité normale, est important et précieux pour le bon fonctionnement de notre organisme :
♦ il joue un rôle important dans la production de nos hormones sexuelles (progestérones, oestrogènes et testostérone) et stéroïdiennes (parfois trop présentes en cas de stress chroniques),
♦ il permet de synthétiser la vitamine D,
♦ il régule et influe sur la production de notre bile (produite par notre foie), elle-même importante pour la digestion des graisses (toutes confondues, dont nos précieux omégas 3 !).
♦ les matières grasses (dont le cholestérol) servent de «carburant lent» pour le fonctionnement de l’organisme sans faire monter la glycémie et perturber le cycle de l’insuline (comme peu le faire le sucre rapide ou l’excès de sucres – que ces derniers soient de qualité ou non).

Pour conclure (et comme déjà expliqué ici) : le mieux est de varier notre consommation de graisses en variant entre 3 à 6 cas / jour (à adapter en fonction de l’âge, sexe, activité physique, potentielles pathologies, etc.), en incluant les omégas 3 (comme dans l’huile de chanvre), et des acides gras saturés (dont le ghee, l’huile de coco ou du beurre cru).

 

 


 

 

La préparation maison du ghee

 

Pour cuisiner au ghee, on peut soit l’acheter (en magasin bio ou sur internet – ma marque préférée est celle d’Huiloreine), soit le réaliser maison.
Si on opte pour la deuxième solution : c’est la clarification d’un beurre qui nous permettra d’obtenir notre ghee.

 

Quel beurre choisir ?

Voici les critères conseillés pour choisir le beurre avec lequel nous allons réalisons notre ghee :
Biologique, de préférence. Outre le fait qu’il contiennent moins de substances indésirables (hormones, antibiotiques), le beurre biologique est aussi plus riche en oméga 3 (grâce à une alimentation différente, exigée par la charte de production dans le bio).
Doux, et surtout pas salé ! Outre que les grains de sel rendront difficile le processus de fabrication du ghee, ils viendront se déposer dans le fond du bocal.
♦ Une qualité «cru» permet de garantir une meilleure qualité nutritionnelle du beurre.
♦ Une quantité minimale d’un kilo permet de limiter les risques de brûler (et donc de rater) son ghee.

 

Cinq étapes :

La préparation du ghee est assez longue (compter 30 minutes à 1 heure), et doit être surveillé : choisissez donc un jour où vous aurez un peu de temps devant vous (week-end, soirée, etc.).
À savoir : il existe plusieurs « manières » de préparer son ghee : certains remuent et d’autres non, certains écument et d’autres non. Retenons simplement qu’il n’y pas une unique manière de le faire, mais plusieurs ! Je vous partage ici la mienne, libre à vous d’expérimenter autrement (ayant testé différentes manières, vous pouvez me soumettre vos questions en commentaires).

❶ Après avoir coupé le beurre en de gros morceaux : placez-les dans une casserole à fond épais (meilleure répartition de la chaleur), et commencez à le faire fondre à feu très doux, sans jamais mettre de couvercle.
❷ Au bout de 15-25 minutes (en fonction de la quantité de beurre), une écume commence à se former en surface.
À l’aide d’une passoire très fine ou une cuillère en bois, retirez délicatement la mousse blanche qui se forme à la surface, au fur et à mesure (ce sont les protéines du lait).
❸ Une fois qu’il n’y a plus de mousse qui se forme (toute l’eau s’est alors évaporée) : le ghee est prêt !
Il reste un joli liquide doré et transparent.
❹ Avec beaucoup de précautions (c’est encore bien chaud !), on va transvaser notre ghee dans un bocal, en le faisant passer une dernière fois dans une étamine en coton : cela permet d’ôter les derniers morceaux de mousse.
On veillera à ne pas verser le dépôt blanchâtre qui est collé dans le fond de la casserole !
❺ Avant de fermer le couvercle de notre bocal, on laisse notre ghee refroidir totalement (il se figera un peu en-dessous de 25°C).

Le ghee se conserve plusieurs mois à température ambiante (on évitera le frigo qui diminue ses propriétés, notamment «anti-vata»).

 

 


 

Le ghee en cuisine ?

Goût

Il ne faut pas s’attendre à un goût de beurre (doux ou salé, cru ou non !).
Le ghee a un goût bien à lui (et parfait tel qu’il est) : il pourra étonner certains, décevoir d’autres… mais, comme tout nouvel ingrédient, il faut l’appréhender en acceptant la «non-ressemblance» avec aucun autre ingrédient que l’on connait.

Le ghee a un goût bien unique : ni salé ni sucré, il est doux avec une subtile saveur de noisette.

 

Utilisation

On peut l’utiliser dans… tout ♥
Sucré ou salé, il se glisse dans :
♦ nos préparations allant au four : gratin, gâteau, pâte à crumble, pâte à tarte,
♦ nos cuissons de viande ou de poissons (plutôt que le beurre), et qui peut être utilisé en alternance avec l’huile d’olive ou de coco (écoutons nos envies du moment !),
♦ déposer une petite cuillère sur nos légumes vapeurs, ou nos bols de céréales / pseudo-céréales,
♦ à tartiner sur nos tranches de pain,
♦ à glisser dans nos compotes maison pour en faire baisser leur Indice Glycémique,
♦ nos pâtisseries maison, en remplacement du beurre.

 

 

 

✤ ✤ ✤

Que cet article-dossier puisse vous apporter un soupçon d’or de savoir et de plaisirs gustatifs

 

D’autres chouettes articles à (re)découvrir :

Chroniques de juillet 2017 : Cuisinons un dahl Ayurvédique
L’huile de coco : vérités, mythes – tout savoir à son sujet
Les 10 clés d’une alimentation saine et gourmande // Naturopathie

 


 

Cet article fait parti de mes ✩ Articles informatifs ✩ regroupant les dossiers que j’ai conçu pour transmettre des sujets de la Naturopathie, ainsi que des médecines dites «douces», dont l’Ayurvéda.
J’ai conçu ces articles informatifs afin de vous transmettre des notions essentielles d’une vie holistique et équilibrée.

Toutes ces informations et ces conseils doivent être lus en conservant à l’esprit qu’ils sont énoncés sans avoir été personnalisés, et que certains d’entre eux sont peut-être à adapter (ou à éviter) selon certains critères propres à chacun (notre constitution, activité physique, lieu où nous habitons, potentiels déséquilibres ou pathologies, etc.).
Conservons à l’esprit que nous sommes tous uniques ✭

Je vous en souhaite une douce lecture : que ces mots puissent vous enrichir : que ce soit par un enseignement qui restera purement théorique… ou qu’il soit ensuite mis en pratique au sein de votre vie ♥

♡ L’article – dossier informatif précédent : ✩ Les 10 clés d’une alimentation saine et gourmande // Naturopathie ✩
♡ Tous les articles dossiers pastel : ✩ Articles informatifs pastel ✩

 

La jolie infographie à épingler / partager :

 


 

Ressources pour cet article : ma formation en Ayurvéda (mentionnée ici) • mes différents livres sur l’Ayurvéda et la MTC • les articles de JennyBmooveBioalauneAyurvéda FranceMassage Ayurvédique – MedinatblogLa voie de l’Ayurvéda.

 

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16 commentaires

  1. Regine

    Quelle synchronicité, je suis en train de déguster une bonne tartine avec du grée fait maison, un vrai régal. C’est si simple à faire et si riche pour un Pitta dominant. Belle journée .

    dimanche 13, mai 2018 à 9h56
  2. Lehla

    Bonjour,
    J’ai bien compris les différences avec le beurre concernant la cuisson et le point de fumée (je cuit le beurre mais oui ce dernier doit rester à des températures « raisonnables » sinon toxique), de même sur la conservation, mais je ne comprends pas bien les « avantages » en terme d’apports. Le beurre les contient déjà et est donc tout aussi riche en qualité nutritionnelles, non ? Tout ce qui est donné ici en qualités est valable pour un bon beurre cru où j’ai raté quelque chose ?
    On enlève au beurre des éléments potentiellement allergènes/irritants mais on ne lui « ajoute » pas les bienfaits ici attribués au ghee. J’ai l’impression de ne pas comprendre tout à fait du coup !
    Merci pour les éclairages en tout cas, beaucoup de cuisiniers clarifient en effet leur beurre avant utilisation ! (En particulier pour le point de fumée et pouvoir cuire au beurre)

    dimanche 13, mai 2018 à 14h08
    1. Mély

      @ Lehla : Bonjour,

      Les différences avec le beurre :
      1/ Conservation : contrairement au beurre bio et cru (un mois maximum ET au frais), le ghee se conserve sans problème pendant un an voir plus.
      (On veillerai simplement à le conserver à l’abri de l’humidité, et dans un récipient hermétique).
      2/ On peut cuire avec le ghee : viandes, poissons, légumes, fours, gratins, pâtisseries.
      3/ Sans caséine ni lactose, il est plus digeste (pour tous), et toléré par les intolérants.
      4/ Il est tri-doshique : qu’importe sa constitution de base (prakriti) ou acquis (déséquilibre – vikriti), le ghee convient aux 3 doshas.
      Le beurre n’est conseillé que pour les Vata.
      5/ Selon l’Ayurvéda, le processus de fabrication du ghee (chauffer à feu doux + longtemps) permet de «l’informer» de certains propriétés qui ne peuvent être acquises par les aliments que par ce processus de préparation (chauffe) : cet argument / principe se retrouve également dans la Médecine Traditionnelle Chinoise (j’en parle dans cet article).
      Le beurre cru n’a donc pas cette propriété.

      … mis à part ces cinq différences, ce sont deux produits semblables 😉
      Belle journée 🌷

      lundi 14, mai 2018 à 10h15
  3. Lauren

    Cet article est une vraie mine d’or, tu as merveilleusement rendu hommage à « l’or de l’ayurveda » !

    J’ai pris l’habitude d’en consommer depuis peu. Par exemple, pour cuire la viande, je ne reviendrais plus au beurre (que j’adore mais inadapté pour les cuissons). Un dessert tout simple également que j’ai goûté cette semaine : des bananes poêlées au ghee et à la cannelle.

    Je compte revenir régulièrement lire cet article et en tout cas, ça m’a donné envie d’essayer d’en faire moi-même !

    Une petite question : je crois qu’il faut une quantité minimum de beurre… Est-ce pour rentabiliser le temps et l’énergie pour chauffer ou bien est-ce un critère de réussite du ghee ? Merci

    dimanche 13, mai 2018 à 15h27
    1. Mély

      @ Lauren : Bonjour ♡
      Merci pour ton gentil mot !
      (Les bananes cuites ou rôties, c’est la vie 💛 ! #gourmandisesaineultrabonne)
      Pour ta question : je l’ai bien précisé (ainsi que la raison) dans la partie « Quel beurre choisir ? »
      Douce journée 💚

      lundi 14, mai 2018 à 10h05
  4. Aurelia

    Merci pour cet article complet et la vidéo très claire, je vais pouvoir en faire moi-même! J’ai une petite question pratique : est-ce qu’il est possible de prendre un filtre à café si on a pas d’étamine en coton ou c’est trop fin? Merci et bonne journée :)

    lundi 14, mai 2018 à 12h55
    1. Mély

      @ Aurélia : Bonjour,
      J’ai déjà essayé 😇 Le filtre à café est beaucoup trop fin, et a donc tendance à céder (se trouer).
      Belle découverte 💛

      lundi 14, mai 2018 à 15h10
  5. Lehla

    Merci beaucoup pour ces réponses plutôt complètes d’un point de vue Ayurvédique que j’avoue ne pas vraiment connaître :(
    Est-ce que sur les points 4 & 5 de ta réponse cela signifie que le maintien à une certaine température pendant un temps suffisamment long du beurre change sa structure moléculaire ? J’aurais été intéressée d’en comprendre les fondamentaux ;) car derrière beaucoup de choses « ancestrales » se cachent des explications rigoureuses venant apporter une justification qui transforme une « croyance » en « réalité ». Pour moi c’est une forme de magie :)
    J’en profite pour te féliciter sur la qualité des photos et mise en page, elles sont superbes et mettent tellement en valeur cet Or liquide, je trouve ça ravissant !

    lundi 14, mai 2018 à 13h51
    1. Mély

      @ Lehla : Pour les points n°4 et 5 :
      • J’ignore si la structure moléculaire du beurre/ghee change avec le processus de fabrication.
      C’est quelque chose qui est possible (théoriquement, comme la structure moléculaire des huiles changent une fois qu’elles ont atteint une température trop élevée, et qu’elles deviennent alors néfastes), mais j’ignore si c’est ici, c’est le cas. Peut-être cette information est-elle prodiguée dans le cursus « Thérapeute/Docteur en Ayurvéda » (curses de 8-9 ans à temps selon les écoles), différent de celui que j’ai suivi (je parlais de cette différence dans le Podcast de Lorène qui m’a interviewée ici).
      • Comme souligné si justement, il est fréquent de voir certains enseignements des médecines ancestrales (Ayurvéda, MTC et autres) vérifiés par la médecine et la science au fil de nos avancées et découvertes.
      Par exemple… lorsque j’ai suivi ma formation, quelle n’a pas été ma surprise lorsqu’en apprenant les aliments « conseillés et ceux à éviter » pour les personnes en déséquilibre excès Vata, je me suis aperçue qu’il s’agissait à quelques rares exceptions de la liste identique aux aliments « pauvres en FODMAPs vs riches en FODMAPs » (qui ont été découverts en 2006, donc très récemment !).
      L’Ayurvéda avait donc en ses mains une clé dont nous n’avions pas encore la compréhension (outils pour comprendre)… et que l’on a pu vérifier après.
      Comme tu le dis, je trouve que c’est une sorte de merveilleuse « magie » (qui n’a donc rien d’ésotérique).

      Et, merci pour tous petits mots encourageants : c’est gentil 💛

      lundi 14, mai 2018 à 15h28
  6. Marine

    Bonjour Mely,

    Je suis ravie que tu aies sorti cet article, car cela faisait un moment que je voulais mieux comprendre l’utilisation et les bienfaits du ghee.

    J’étais tellement pressé de tester que j’ai tout de suite appliqué ta méthode pour m’en fabriquer un font de pot. Même sans la quantité minimale que tu recommande, j’ai pu avoir un très joli beurre. Au début j’ai eu un peu peur de l’avoir raté, car encore chaud il sentait une petite odeur de beurre classique (comme si je n’avais pas séparé assez bien l’écume et le fond de casserole). Mais en refroidissant, il avait une super odeur de…. Spéculos ? Noisette ? Quelque chose de gourmand en tout cas !

    Maintenant qu’il est quasiment terminé (en trois jours lol), je vais pouvoir acheter un vrai beurre de qualité et bio pour en avoir une plus grosse quantité.

    Merci à toi !
    Bonne journée
    Marine

    mardi 15, mai 2018 à 9h41
    1. Mély

      @ Marine : Oh, merci Marine ! Ca me touche beaucoup 💛
      Hihi, l’odeur spéculoos-noisette est assez proche de l’odeur du ghee, effectivement !
      Je suis ravie que même avec une plus petite quantité, tu y sois parvenue (c’est possible, mais plus délicat, donc pour les premières fois, moins évidente).
      Bonne dégustation 😊

      mardi 15, mai 2018 à 13h22
  7. Camille-Hélène

    Bonjour Mély,

    Quel superbe article sur le ghee. J’adore son petit goût noisetté. jusqu’à présente, je l’ai toujours consommé avec une part de culpabilité en me disant que cela reste un produit laitier, donc normalement non adapté pour l’humain mais ton article m’amène à revoir ma position. En plus, étant Vata (en excès) avec un joli intestin sensible, le ghee aurait beaucoup de bienfaits sur moi. Par contre, je me pose la question si, parmi les qualités du ghee, il est adapté pour les personnes ayant un petit foie un peu fragile/sensible ?

    Je voulais aussi te féliciter pour tes illustrations et tes fiches-résumés qui sont magnifiques et dont j’apprécie énormément la charte graphique.

    Merci à toi pour tes enseignements, tes partages avec la douceur et la pédagogie qui te caractérisent si bien.
    Belle et lumineuse journée, jolie fée.

    mercredi 16, mai 2018 à 9h54
    1. Mély

      @ Camille-Hélène : Bonjour,

      Pour l’infographie, merci 💚 Il faut toutefois rendre à César ce qui « appartient » à César : je l’ai commandé à ma graphiste (ma magnifique Audrey) pour qu’elle me le réalise.
      Nous avons beaucoup échangé et travaillé dessus… !💛
      Concernant le lien entre foie et ghee : l’Ayurvéda porte des bénéfices aux personnes ayant de légers déséquilibres au foie (insuffisance voir excès comme chez les Pita) : consommé en quantités « normales » (comme une autre matière grasse), le ghee serait donc même bénéfique (et à privilégier par rapport aux autres matières grasses), au même titre que l’huile de coco (pour d’autres raisons pour ce dernier – se reporter à mon article sur l’huile de coco), pour les personnes concernées.

      vendredi 18, mai 2018 à 10h20
  8. AC

    Bonjour Mély,

    Merci pour cet article, très bien fait et vraiment instructif. Je suis une petite consommatrice de beurre, je suis donc confrontée au problème de conservation du beurre, le ghee m’intéresse donc beaucoup! Je me demandais juste combien de gramme de ghee on obtient à partir d’un kilo de beurre cru?

    Juste pour savoir combien d’années de vais mettre à manger le pot de ghee…;)
    Non, j’exagère un peu…quoi que!

    Merci.

    mercredi 16, mai 2018 à 14h24
    1. Mély

      @ AC : Bonjour,
      Je suis désolée, mais je n’ai pas eu la curiosité de peser avant (beurre) / après (ghee) : si vous (ou une autre lectrice lisant cet échange) désire faire cette démarche, je serai heureuse de lire votre/vos réponse(s) 😇

      vendredi 18, mai 2018 à 10h16
  9. lewerentz

    Super article (et joli graphisme) ! J’ai envie d’en acheter depuis quelques temps; vous avez fini de me convaincre. Merci !

    dimanche 20, mai 2018 à 16h52

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